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Lundi 27 novembre 2006

Lu sur le Ministère des Affaire étrangères français, et mal interprété par certains :  1 personne sur 5 en banlieue est clairement islamiste.

Pourtant l'image de cette intégration silencieuse et majoritaire est assombrie par les problèmes existant dans certaines cités de banlieues. Dans les années soixante-dix, les Français de souche ont quitté les cités pour, le plus souvent, accéder à la propriété dans des lieux plus confortables. Les familles immigrées les ont remplacés dans les cités, mais avec la montée du chômage et la crise économique la situation s'est dégradée : la violence est apparue et les crimes et incidents à caractère raciste se sont multipliés. Certains en arrivent à refuser l'intégration et cherchent dans l'intégrisme islamique les promesses d'un monde meilleur (20 % d'entre eux).

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/france_829/decouvrir-france_4177/france-a-z_2259/societe_2620/immigration_5424.html

Cela n'inclut pas les sympathisants "à la cause palestinienne", qui sont majoritaires au sein des cités. Cela ne fait plus "une infime minorité" comme le clament les médias bien-pensants, surtout qu'il faut se rappeler que la population des banlieues est majoritairement musulmane, mais pas totalement. 20% de fanatiques. De terroristes potentiels.  Ajoutez-y les délinquants qui n'ont rien à voir avec l'islam, mélangez le tout et contemplez la poudrière qui couve aux portes de vos villes...

Conclusion ? Si l'on croit le gouvernement français, ce qui ne va pas de soi, cela signifie que 80% des habitants de banlieues ne seraient pas affiliés aux mouvements islamistes. Cela ravira ceux qui proclament que l'islam, tel qu'il existe aujourd'hui, et la République française, telle qu'elle existe aujourd'hui, ne sont pas incompatibles.

Mais lisez donc ce passage d'un livre de référence dirigé Bruno Etienne, islamologue français, et publié par le CNRS en 1990 :

"Les plus pratiquants des musulmans m'ont souligné qu'ils s'agissait d'une question de pouvoir et que le devoir d'appliquer la charia serait le problème du futur Etat musulman français, et qu'en attendant il n'était pas question de se substituer à la police. (...) Si le risque semble quasi nul à l'heure actuelle, il faut tout de même se demander si la majorité des musulmans seraient disposés à accepter l'application de la charia si un hypothétique gouvernement français musulman voulait le faire. Ou du moins, peut-on avoir un indice de l'intensité du désir de cette application ? A la suite de l'affaire Rushdie, les enquêteurs de la SOFRES ont effectué un sondage [Nouvel Observateur, 28-29 mars 1989] d'où on peut conclure qu'une bonne moitié des musulmans ne suivraient pas s'il était question de rétablir la charia dans toute sa rigueur."

"Ce qui est dangereux dans l'islam", Hervé Bleuchot, in "L'islam en France", sous la direction de Bruno Etienne, Paris, Editions du Conseil National de la Recherche Scientifique, 1990, pp. 207-208

Si une "bonne moitié" des musulmans de France ne souhaiterait pas l'application de la charia "dans toute sa rigueur", cela veut dire qu'une majorité verrait bien l'appliquer "en partie", alors que la loi musulmane a été déclaré "incompatible avec l'Etat de droit" par la Cour européenne des Droits de l'Homme (arrêt du 31 juillet 2001). Et qu'une minorité non négligeable (on ne cite pas de chiffres, sans surprise) souhaiterait appliquer la charia dans sa totalité, vous savez, la mort pour apostasie et blasphème, l'adultère...

Le dernier régime en date à avoir appliqué la charia stricto sensu était le régime taliban. En définitive, Kaboul et Paris ne sont pas aussi éloignés dans la vision du monde islamique...

D'autres articles sur le même sujet : Eurabia

http://drzz.over-blog.org/article-3953344.html

 

Par drzz - Publié dans : drzz
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