Ils s'obstinent... encore

Publié le par drzz

LE FIGARO, 23 novembre 2006 - Sur le terrain, le mois d’octobre a été particulièrement meurtrier pour les civils : selon l’ONU, 3.709 civils irakiens ont été tués le mois dernier. Un record depuis le début du conflit imputé à l'influence grandissante des milices armées et à la torture «malgré l'engagement du gouvernement pour aborder les abus».

Mais qu'est-ce "l'ONU". Sur quels chiffres se fonde l'organisme ?

J'ai découvert un ancien rapport de l'ONU, qui établissait les pertes de mai et juin 2006 d'après... le Ministère de la Santé irakien : http://www.uniraq.org/documents/HR%20Report%20May%20Jun%202006%20EN.pdf

Vous n'en entendrez jamais parler : sur 15'000 Irakiens tués cette année en Irak, la coalition n'en a tué que 133, incluant des civils ayant été pris entre deux feux. Source, Iraqi Body Count

C'est donc sur ce ministère que se fonde l'ONU.. Ce ministère de la Santé qui avait stoppé la comptabilité des morts irakiens du conflit en 2003, d'après USA Today : http://www.usatoday.com/news/world/iraq/2003-12-10-iraq-civilians_x.htm

Ce ministère dont le directeur, il y a une semaine, avait dit : "Puisque nous devons perdre environ 100 personnes par jour, cela fait 3'000 par mois, 36'000 par année et environ 150'000 depuis le début de la guerre."  Très scientifique... Il s'est décrédibilisé en proclamant que les pertes irakiennes étaient trois fois supérieures aux estimations les plus fiables. Aucun média, ni américain, ni francophone, n'avait d'ailleurs repris ces chiffres. Le bilan le plus crédible fait état de 52 à 57'000 morts, civils et forces de sécurité  incluses: http://www.lefigaro.fr/international/20061116.FIG000000157_GRA01_en_images_irak_mois_d_intervention_en_chiffres.html

Le site Iraqi Body Count, qui lui donne le détail, mentionne la mort d'environ 1'200 civils en octobre. Si vous voulez juger par vous-mêmes, le décompte d'octobre est inscrit ici :  http://www.iraqbodycount.org/database/bodycount_date_down7.php?ts=1164281328

Le site Iraq Coalition Casualty Group table sur un total de 224 membres des force de sécurité tués et 1'315 civils, soit un total d'environ 1'500 Irakiens tués en octobre 2006.

http://www.icasualties.org/oif/IraqiDeaths.aspx

Cela fait la moitié des évaluations (3'709) diffusées par le Ministère de la Santé et reprises docilement par l'ONU et l'AFP. Même en ajoutant une marge d'erreurs, les chiffres les plus crédibles ne correspondent pas à ceux du ministère, et ce n'est pas la première fois. D'ailleurs, si les pertes étaient aussi importantes, cela ne correspondrait plus au bilan d'ensemble, bilan que les médias acceptent (de même que la Maison Blanche, le Ministère de l'Intérieur irakien et... le Ministère de la Santé lui-même (!) - voir à ce propos les autres articles sur le sujet). S'ils voulaient rester cohérents et faire honneur à leur devoir d'information, les médias et l'AFP devraient nuancer les rapports du Ministère de la Santé. Mais voilà, l'information, ils s'en moquent. Seule compte la propagande.

L'ONU devient si pauvre éthiquement qu'elle n'enquête plus sur la validité des informations qu'elle donne. Nous en sommes là. On nous ment à propos de vies humaines.

D'autres articles sur le même sujet : les manipulations du bilan irakien :

 

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drzz 28/11/2006 18:51

Source : Source: IraqBodyCount.net (includes civilians caught in crossfire who may have been killed by the terrorists)

drzz 28/11/2006 18:51

The Real 2006'Iraq Body Count'Iraqi civilians killed this year by ISLAMIC Terrorists15,435
Iraqi civilians killed collaterally in incidents involving Americans 133*

drzz 25/11/2006 14:32

Malheureusement, la génération "Vietnam", ces baby-boomers attardés qui ont milité pour la victoire du sanguinaire Ho-Chi-Minh, cette génération n'est pas encore passée, malheureusement.  
Les mêmes idiots utiles recommencent leur travail de sape. Dans toute guerre il y a des collaborateurs qui veulent la victoire de l'ennemi, même si ce dernier les condamne aussi à mort.
Ces malades, qui pullulent souvent à gauche, n'ont pas fini de faire le jeu de l'ennemi. Ils ont grossi les pertes, nié les bonnes nouvelles, tronqué les interviews...
Le retrait d'Irak ayant été exclu par toutes les parties en présence, il faudrait se concentrer sur les avancées démocratiques en irak. Comme l'a très bien souligné un journal irakien, les institutions se renforcent chaque jour.
 

drzz 25/11/2006 14:22

Demander l'avis des consultants des dictatures arabes alentours sur la démocratie irakiernne, voilà la méthode très objective d'ETF.
Il ne lui vient pas à l'idée que ces pays n'ont aucun intérêt à ce que la démocratie réussisse en Irak, et que chaque difficulté chez leur voisin les réjouit parce qu'elle sauve leur dictature.
Il faudrait aussi savoir ce que veut dire "guerre civile", et combien de victimes une véritable guerre civile provoquerait en Irak.
63% de la population vit en sécurité en Irak, et 37% vit à l'heure des attentats, surtout à Bagdad. De là à parler de guerre civile, il y a un pas que la raison la plus élémentaire refuse. A part chez ceux qui espèrent que tout aille mal pour alimenter leur opposition maladive à l'idée d'un Moyen Orient libre.
 

ETF 25/11/2006 08:05

Vous vivez décidément dans un monde parallèle...

Civil war could ripple outward
NEARBY NATIONS DREADING IRAQ'S DISINTEGRATION
By Ellen Knickmeyer
Washington Post

BAGHDAD, Iraq - While American commanders have suggested that civil war is possible in Iraq, many leaders, experts and ordinary people in Baghdad and around the Middle East say it is already under way, and that the real worry ahead is that the conflict will destroy the flimsy Iraqi state and draw in surrounding countries.

Whether the U.S. military departs Iraq sooner or later, the United States will be hard-pressed to leave behind a country that does not threaten U.S. interests and regional peace, according to American and Arab analysts and political observers.

``We're not talking about just a full-scale civil war. This would be a failed-state situation with fighting among various groups'' growing into regional conflict, Joost Hiltermann, Middle East project director for the International Crisis Group, said by telephone from Amman, Jordan.

``The war will be over Iraq, over its dead body,'' Hiltermann said.

``All indications point to a current state of civil war and the disintegration of the Iraqi state,'' Nawaf Obaid, an adjunct fellow at the Center for Strategic and International Studies and an adviser to the Saudi government, said earlier this month at a conference in Washington on U.S.-Arab relations.

As Iraq's neighbors grapple with the various ideas put forward for solving the country's problems, they uniformly shudder at one proposal: dividing Iraq into separate regions for Sunnis, Shiites and Kurds, and then speeding the withdrawal of U.S. forces.

``To envision that you can divide Iraq into three parts is to envision `ethnic cleansing' on a massive scale, sectarian killing on a massive scale,'' Prince Turki al-Faisal, the Saudi ambassador to the United States, said Oct. 30 at a conference in Washington. ``Since America came into Iraq uninvited, it should not leave Iraq uninvited.''

``When the ethnic-religious break occurs in one country, it will not fail to occur elsewhere, too,'' Syrian President Bashar al-Assad told Germany's Der Spiegel newsweekly recently. ``It would be as it was at the end of the Soviet Union, only much worse. Large wars, small wars -- no one will be able to get a grip on the consequences.''

In an analysis published last month by the Center for Strategic and International Studies, Obaid said sectarian conflicts could make Iraq a battleground for the region.

Obaid described widespread interference by Iranian security forces within Iraq. He urged Saudi Arabia, which is building a 560-mile wall on its border with Iraq, to warn Iran ``that if these activities are not checked,'' Saudi Arabia ``will be forced to consider a similar overt and covert program of its own.''

In Damascus, a Syrian analyst close to the Assad government warned that other countries would intervene if Iraq descended into full-scale civil war. ``Iran will get involved, Turkey will get involved, Saudi Arabia, Syria,'' said the analyst, who spoke on condition he not be identified further.

``Regional war is very much a possibility,'' said Hiltermann, the analyst for the International Crisis Group. Iraq's neighbors ``are hysterical about Iranian strategic advances in the region,'' he said.

U.S. Ambassador Zalmay Khalilzad last month ranked Syria and Iran with Al-Qaida in Iraq, one of the country's principal Sunni Arab insurgent groups, in terms of destabilizing influences in Iraq. Despite that assessment, the United States has not held substantive talks with Syria regarding Iraq since 2004 or with Iran since the war began in 2003.

Diplomats and analysts increasingly are urging the Bush administration to reach out to both countries as part of a regional approach to quelling Iraq's troubles. Former Secretary of State James Baker, leader of a panel preparing a set of policy recommendations for the Bush administration, already has endorsed the idea of seeking the help of Iran and Syria.

``The thing is, because Iran and Syria both have spoiling power in Iraq, if you could neutralize them,'' it would ease some of the many pressures within Iraq, Hiltermann said. But he said the two countries may demand a mighty trade-off: for Syria, U.S. help with its biggest stated aim, winning back the Golan Heights from Israel; for Iran, U.S. compromise over its nuclear program.

Hiltermann acknowledged the difficulty. ``I'm saying it's required,'' he said. ``I'm not saying it's possible.''

In Baghdad's Shiite stronghold of Sadr City late last month, aides to one of the country's leading Shiite clerics held a rally to urge followers to bide their time until the American forces leave the country. The rally was called by followers of Muqtada al-Sadr, a strongly anti-occupation figure who is one of the leaders in the current Shiite-led government and one likely claimant to power should the Americans withdraw.

``Will America win?'' a speaker in a brown turban demanded before the more than 1,000 protesters, as a brewing storm whirled dirt and trash and pelted demonstrators with drops of cold rain. Loudspeakers shot his question back across the square.

The men thrust their fists in the air, shouting their answer out to a grim, gray sky: ``No, no! America will not win!''

Between 2 percent and 5 percent of Iraq's 27 million people have been killed, wounded or uprooted since the Americans invaded in 2003, calculates Anthony Cordesman of the Center for International and Strategic Studies.

``This is civil war,'' he said.

Since midsummer, Shiite militias, Sunni insurgent groups, ad-hoc Sunni self-defense groups and tribes have accelerated campaigns of sectarian cleansing that are forcing countless thousands of Shiites and Sunnis in Baghdad to seek safety among their own kind.

Whole towns north and south of Baghdad are locked in the same sectarian struggle, among them the central Shiite city of Balad, still under siege by gunmen from surrounding Sunni towns after a bloody spate of sectarian massacres last month.

Even outside the center of sectarian strife in the central region of the country, Shiite factions battle each other in the south, Sunni tribes and factions clash in the west. Across Iraq, the criminal gangs that emerged with the collapse of law and order rule patches of turf as mini-warlords.

Since the war began, 1.6 million Iraqis have sought refuge in neighboring countries; at least 231,530 people have been displaced inside Iraq since February, when Shiite-Sunni violence exploded with the bombing of a Shiite shrine in the northern city of Samarra, according to figures from the United Nations and the U.N.-affiliated International Organization for Migration.