Zapatero et ses compatriotes peuvent trembler

Publié le par drzz

 L'histoire se répète. A avoir choisi le déshonneur, l'Espagne de Zapatero s'apprête à connaître encore une fois la guerre :

Actualisé le 01 septembre 2006 : 09h05  Un réseau d'islamistes armés démantelé en août bénéficiait de complicités dans l'armée et dans la classe aisée marocaine.
 
LE DÉMANTÈLEMENT d'un réseau terroriste met depuis plusieurs semaines l'appareil sécuritaire marocain en émoi. Selon Rabat, les membres du groupe baptisé Ansar el-Mahdi avaient prévu de lancer une vague d'attentats de grande ampleur avec à la clé des attaques contre des ministères et des diplomates étrangers. Entendu la semaine dernière par une commission parlementaire, le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, a affirmé que les djihadistes mis hors état de nuire préparaient des opérations contre des cibles sensibles, des intérêts étrangers et des personnalités marocaines. Intervenant aux côtés de son ministre délégué Fouad Ali el-Himma, l'homme de confiance du roi, le ministre a précisé que les membres de l'organisation islamiste disposaient de «quantités de matières servant à fabriquer des explosifs beaucoup plus importantes que celles saisies lors des attentats terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca». Et avant-hier, la police a précisé que les membres du réseau avaient prévu de capturer des responsables politiques de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) dont le ministre des Finances, Fathallah Oualalou, et le ministre de l'Aménagement du territoire, Mohammed el-Yazghi.
 
Commises par douze jeunes kamikazes issus des bidonvilles, les attaques terroristes de Casablanca en 2003, avaient visé des établissements publics fréquentés par une clientèle cosmopolite et des lieux de rencontre de la petite communauté juive. Ils avaient fait 45 morts. Les autorités marocaines avaient réagi en arrêtant des milliers d'islamistes présumés. Les enquêtes policières avaient révélé l'existence d'une nébuleuse peu structurée mais prête à basculer dans l'action violente. Plus de 50 cellules de radicaux islamistes, dont certaines auraient été liées, à en croire les services de sécurité, à al-Qaida, ont été détruites et plusieurs centaines de suspects condamnés à des peines de prison. Parmi eux, un certain Hassan el-Khattab, condamné à deux ans de réclusion.
 
Sorti de prison l'an dernier, Khattab, alias Abou Oussama, est décrit sous les traits d'un chef du réseau démantelé fin juillet. Surveillé depuis plusieurs mois, il a été appréhendé avec une cinquantaine de personnes. Dans un premier temps, Khattab a été présenté comme un islamiste radical projetant de fonder un maquis dans les montagnes du Rif dans les régions de Nador et Ouezzane. Il organisait des entraînements paramilitaires dans une forêt de Salé, près de Rabat, à l'occasion desquels des explosions étaient provoquées à distance par le biais de téléphones portables.
 
Sa stratégie s'inspirerait du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien implanté en Kabylie. Elle rappelle le cas Richard Robert, ce Français converti à l'islam condamné en septembre 2003 au Maroc à la réclusion criminelle à perpétuité. Vivant de petites combines, plutôt paumé, le jeune homme originaire de Saint-Etienne voulait créer une cellule combattante clandestine dans les environs de Tanger.
 
Mais cette fois, le profil des personnages impliqués dans le réseau Ansar el-Mahdi dépasse le cadre de simples marginaux rêvant en petit comité de revanche religieuse. Khattab bénéficiait de complicités dans les forces de sécurité. Il pouvait compter sur l'appui de trois gendarmes dont l'un était en poste au Centre national de télédétection spatiale et d'un policier affecté à Rabat. L'infiltration des milieux sécuritaires par des fondamentalistes a suscité l'inquiétude, même si le ministre de l'Intérieur se veut rassurant. «Le nombre des éléments de l'armée et des services de sécurité est insignifiant», a déclaré hier Chekib Benmoussa. Selon des informations d'al-Ittihad al-Ichtiraki, le journal de l'USFP, des limogeages et des changements ont été opérés dans l'armée marocaine et à la Direction de la surveillance du territoire (DST).
 
Khattab avait également féminisé les rangs de son unité djihadiste en recrutant dans les classes aisées. Quatre Marocaines lui ont fourni une aide substantielle. L'une d'entre elles, surnommée Oum Saäd, aurait fourni 13 500 euros au réseau pour des achats d'armes. Voilées à l'afghane, deux de ces femmes sont mariées à des pilotes de ligne de la compagnie Royal Air Maroc (RAM). Une autre était en contact avec l'épouse d'Abdelkrim el-Mejjati, un ancien membre d'al-Qaida abattu en Arabie saoudite lors d'une opération antiterroriste en mars 2005. Fils de bonne famille, le Casablancais Mejjati est présenté comme le cerveau présumé des attentats à la bombe de Madrid de mars 2004.
 

 

 

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drzz 02/09/2006 23:28

Je crois que tout Espagnol ou personne ayant été en Espagne, ou ayant un proche espagnol, comprend ce que "Maroc" signifie pour les Espagnols. Une cellule au Maroc, c'est un danger à Madrid ou Barcelone.

LAYANI 02/09/2006 11:22

Même si l'Espagne est proche du Maroc votre article ne justifie pas le titre qui laisse à penser que vous allez parler de l'Espagne alors que tout l'article est consacré au Maroc et à ses démêlés avec le terrorisme musulman. La manoeuvre si manoeuvre il y a ) est tendancieuse car vous n'ignorez pas que l'impression laissée au lecteur par un article résujlte surtout du titre. Amicalement quand même.

david martin 02/09/2006 08:33

"Vous avez choisi le déhonneur pour éviter la guerre, vous aurez la guerre et le déshonneur"
Wiston Churchill

Zappatero est tout à fait dans cette ligne de mire