Parole aux sages : Natan Sharansky

Publié le par drzz

  Cette rubrique donne la parole à des intellectuels, des politiciens ou de simples citoyens qui défendent la liberté à travers le monde. Si vous voulez y écrire, n’hésitez pas en écrivant à drzz7@hotmail.com

 

Natan Sharansky. Ancien dissident soviétique, homme politique en Israël, il a connu le goulag avant d’être libéré sur l’initiative du Président Reagan. Son livre «Plaidoyer pour la démocratie, la puissance de la liberté pour terrasser la tyrannie et la terreur», traduit par les éditions Bourrin en 2006, est devenu un best-seller aux Etats-Unis en 2004. C’est le livre de chevet du Président Bush, qui en a dit : «Si vous voulez un aperçu de mes idées en politique étrangère, lisez Sharansky et son «Plaidoyer pour la démocratie»… Sharansky est un héros. C’est un livre magnifique.»

 

 

Extraits :  

«Je suis confiant que les leaders du monde libre peuvent agir comme une puissant moteur afin de susciter des changements démocratiques. Durant ces dernières années, le Président Bush a visiblement utilisé tous les forums, tous ses représentations publiques,  tous ses discours pour affirmer sa croyance irrévocable que la région (du Moyen Orient) pouvait être libre. Il a argumenté avec conviction qu’il existait un lien inextricable entre la paix et la démocratie, entre la démocratie et la sécurité. Il a également plaidé pour la construction de la démocratie, aussi bien pour le respecte de ceux qui sont privés de ce droit que pour la protection de son propre pays. De l’autre côté de l’Atlantique, le premier ministre britannique Tony Blair a tenu les mêmes propos, et des leaders démocratiques ailleurs ont soutenu les changements en Afghanistan et en Irak.

Cependant, il faut reconstituer ce partenariat unique entre le «camp des droits de l’homme» et celui des «nationalistes», déjà bâti une fois. Pendant la Guerre Froide , des politiciens, des religieux, des organisations humanitaires, des écrivains et des journalistes ont dépassé les barrières idéologiques et partisanes afin lutter contre la tyrannie et aider ceux qui, dans l’URSS, se battaient pour la liberté. Pour gagner la bataille contre les tyrans d’aujourd’hui, nous devons une fois encore faire de nos adversaires politiques des alliés et unir les démocraties du monde dans le même but. Nous devons rétablir la clarté morale, permettre de distinguer le monde de la peur et celui de la liberté, une distinction plus importante que les rivalités dans le monde libre. En ces temps où le monde la peur a déclaré la guerre au monde libre, nous devons dépasser les clivages droite et gauche et repenser à ce qui est Bien ou Mal. (…)  

Le monde libre aujourd’hui ne doit pas compter que les régimes dictatoriaux fassent des réformes d’eux-mêmes. S’il y a des leaders au Moyen-Orient qui pensent démocratiser et libéraliser leur pays, nous devons les supporter. Mais si nous attendons des réformes en négociant avec des leaders non démocratiques, cela n’arrivera jamais. Il faut être prêt, le cas échéant, à passer outre leurs objections.

 

 Nous ne devons pas compter sur l’aide des organisations internationales. La plupart des pays qui ont de l’influence dans ces comités ne sont pas démocratiques. Naturellement, nous ne pouvons pas compter sur des régimes qui emprisonnent leur peuple pour qu’ils supportent la liberté autour du monde.

 

 Je ne crois pas en la fin de l’histoire. La diversité du monde le destine à connaître éternellement la dispute et le conflit. Mais je crois qu’il puisse y avoir une fin à la tyrannie – que nous pourrions exister dans un monde où aucun régime qui enferme ses dissidents ne puisse être toléré. Comme l’esclavage a été presque éradiqué de la face du monde, la tyrannie pourrait devenir un souvenir du passé.»

 Natan Sharansky

 The Case for Democracy, the Power of Freedom to overcome tyranny & terror

 Public Affairs, 2006

 pp. 274-279

   

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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david martin 23/08/2006 13:39

D'ailleurs, c'est amusant, il n'y a pas de pétrole en Afghanistan.... Quand en Irak, il me semble bel et bien que ce sont les irakiens qui disposent de cette manne.

drzz 19/08/2006 20:27

Jean-Christophe Bataille : je ne crois pas à la vulgate du pétrole, argument repris sans cesse par les altermondialistes et les socialistes. En Irak, je vois plutôt le côté sécuritaire, expliqué dans cet extrait par Sharansky lui-même : la sécurité des Etats-Unis demandent la stabilité, la démocratie assure la paix et la stabilité. Quelle meilleur système que la démocratie pour se défendre de la folie islamiste ? Quel meilleur système pour déstabiliser les totalitaires que de promouvoir la liberté? Les Etats-Unis sont nés par cet appel à la liberté. Sans surprise, ce sont eux qui la défendent aujourd'hui. 

drzz 19/08/2006 18:32

Pas cette fois-ci David ! Le livre de Natan Sharansky est disponible en français aux éditions Bourrin, paru en 2006 :
http://www.amazon.fr/gp/product/2849410357/ref=sr_11_1/403-7421334-8030015?ie=UTF8

Jean Christophe Bataille 19/08/2006 09:31

Derrière les aspirations à la démocratie de Bush, il y a tout de même le pétrole. Natan Sharansky me parait plus sincère.

david martin 19/08/2006 08:33

Combien paries-tu que ce livre ne sera pas disponible avant longtemps en langue française ????