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Lundi 30 octobre 2006 1 30 /10 /2006 00:00

Son nom est régulièrement cité dans les livres d'histoire. On y apprend que George A. Custer, général de la guerre de Sécession, lieutenant-colonel des guerres indiennes, serait un fou, un borné, une hydre sanguinaire. Non content de mener des massacres de tribus indiennes désarmées, il aurait en plus sacrifié ses propres hommes sur l'autel de sa folle ambition : le 25 juin 1876, il aurait attaqué des milliers d'Indiens à Little Big Horn et s'y serait fait tué.

Même le livre L'ennemi américain, censé dénoncer l'antiaméricanisme, tombe dans le panneau et place dans la bouche de Custer une phrase qu'il n'a jamais dite : "un bon Indien est un Indien mort". C'est dire si le sujet reste méconnu.

Fin de l'histoire ? Un rapide coup d'oeil sur le personnage suffit pour comprendre qu'il devait être l'épouvantail de la gauche caviar et autres travestisseurs de l'histoire : Américain et fier de l'être, soldat blanc et occidental, blond, yeux bleus, engagé dans une guerre coloniale, mythe ancré dans l'identité américaine. N'en jetez plus !

Le général Custer, debout sur sa dernière colline, entouré d'Indiens, refusant de céder du terrain, a toujours symbolisé la volonté et l'opiniâtreté américaines. En 1941, Errol Flynn enfile déjà le costume à franges pour crier au monde que les Etats-Unis sont prêts à "mourir droits dans leurs bottes" (La charge fantastique).

A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les menteurs gauchiso-marxistes espérent intensément une défaite des Etats-Unis face à l'Empire du Mal. Mais le pays de l'Oncle Sam n'est pas l'Europe et les menteurs peinent à faire triompher les idoles communistes. Il faut donc changer de tactique, et attaquer de front les mythes américains. Custer est - et reste - une cible évidente.

Le héros courageux sur sa dernière colline devient bien vite l'incroyable crétin, engagé dans une bataille sans issue tout en s'obstinant à ignorer les ordres. Le Vietnam amplifie la destruction du mythe : l'Américain courageux devient un criminel (Little Big Man, 1970) et ses objectifs, naguère des bases de tribus guerrières, prennent la forme de campings où des femmes et des enfants sèchent le linge avant d'être massacrés par une colonne infernale.

Ce mythe antiaméricain ne repose pas sur des faits. Comme le démontre David Cornut dans une étude parue à l'été 2006 aux éditions d'histoire militaire Anovi (Little Big Horn, autopsie d'une bataille légendaire, 384 pages), Custer n'était ni fou, ni incompétent, ni criminel de guerre, mais au contraire un officier d'une très grande valeur militaire (nommé général de division à 24 ans seulement, le plus jeune de l'histoire militaire américaine !), respecté par les Indiens comme par les Sudistes, maintenant des règles d'engagement très strictes pour limiter les pertes civiles.

Bref, l'opposé complet de ce que l'on rapporte aujourd'hui. Little Big Horn... démontre également que la bataille de Little Big Horn a été fort complexe, et que Custer n'avait ni sous-estimé l'adversaire, ni fait de faute de stratégie. A l'opposé, la défaite cinglante est, preuves à l'appui, le résultat d'une sordide trahison militaire que même le général en chef de l'armée américaine a dénoncé en 1898.

Notre vision du général Custer et de sa dernière bataille, si souvent nourrie par Hollywood (Le Dernier Samouraï, We were soldiers, Fort Apache, La charge héroïque et dernièrement la série TV Deadwood), mérite d'être entièrement corrigée.

Après Jénine, la guerre d'Algérie ou encore celle d'Irak, George A. Custer est une autre victime du révisionnisme anti-occidental.

A lire :  http://www.amazon.fr/Little-Big-Horn-Autopsie-l%E9gendaire/dp/2914818106

A visiter :  http://www.custerwest.org

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Par drzz - Publié dans : drzz
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Commentaires

Je confirme : ce livre est un must. Je ne connaissais l'Ouest que gràce à Lucky Luke et aux westerns de John Ford.

Voilà qui a comblé mes lacunes.
Commentaire n°1 posté par david martin le 29/10/2006 à 10h30
j'en étais resté à ce que Cluster avait pris le risque d'attaqué, sans attendre les renfords, car il avait besoin d'une victoire militaire, pour nourrir son ambition présidentielle, quand est il exactement dans ce livre ?

PS : Cluser a été tué.... par des Sioux.... hou hou hou !!!!
Commentaire n°2 posté par sioux le 31/10/2006 à 21h41

Autre chose : le film Little Big Horn, réalisé par Arthur Penn, on ne peut tout de même pas le taxer d'anti américanisme. Je vois plutôt dans ce réalisateur, un grand raconteur de mythe américain (Miracle en Alabama, Bonnie and Clyde) Je pense que ton analyse est fausse, Cluster n'est pas le bouc émissaire de la gauche caviar (ça existait pas encore en 70 !). Mais malheureusement pour lui, il a été le seul à subir un défaite devant les indiens (Les sioux qui plus est, non mais !!!). Donc il a certainement été tourné en ridicule, par les américains eux même. Après c'est un personnage historique comme un autre, sûrement pas pire qu'un Napoléon, ou un Mac Mahon.... Mais dans toutes les histoires  : malheur au vaincu !!!!

Commentaire n°3 posté par Sioux le 31/10/2006 à 21h53

Sioux : je pense que tu as tort pour Custer. le déclin de son image commence en 1950, en pleine période de décolonialisme post-seconde guerre mondiale. Il atteint le fond avec le Vietnam, où l'idéologie anti-guerre ruine le moral du peuple américain. Dans "Little Big Man", les allusions au Vietnam sont très nombreuses, et le général Custer, brillant et jeune commandant très charismatique, est devenu la cible idéale. Au travers de Custer, c'est l'Amérique jeune, charismatique et brillante qui était visée...


Le roman "Little Big Man" est très agréable à lire, et plutôt drôle - après tout la réalité historique n'est pas exigée partout, sinon ce serait ennuyant. Cependant, dans le film, certaines scènes - un "massacre" commis à la Washita par Custer et ses hommes assoiffés de sang - sont calomnieuses et relèvent de la désinformation pure et simple. La véritable histoire de la Washita est toute autre.


A propos de Little Big Horn, bien que le sujet soit encore tabou, les dernières recherches démontrent que Custer a certainement été trahi par ses deux subordonnés, qui n'ont pas suivi le plan initial et ont laissé Custer se battre avec moins du tiers de ses troupes (210 hommes sur les 650 engagés dans la bataille initialement). En outre, contrairement, au mythe, les Indiens auraient certainement été battus à Little Big Horn si le plan de Custer avait été suivi. En effet, même contre moins du tiers du 7e de cavalerie, les Indiens ont accusé la perte  du tiers de leurs effectifs engageables (c'est-à-dire environ 500 morts et blessés, sur 1'500 guerriers).


En résumé, tout le contraire de ce qu'en a dit la légende !


Pour les références, je te renvoie au livre ci-dessus, très complet.


 


  

Commentaire n°4 posté par drzz le 02/11/2006 à 15h04

Oui ok, pourquoi pas. De toute évidence le sujet devient assez complexe. Pour faire la part des choses sur ce qui s'est passé dans l'histoire, c'est tout de même pas de la tarte, y 'a des polémiques a peut prés sur tout les faits historique : un exemple :  tapes Alésia tu vas voir !!!

 



Cela dit, je vois pas en quoi le sujet est tabou. J'ai regardé dans Wikapedia, et apparemment toutes ces remarques (que tu rapportes) sont déjà mise à jour sur
la version Française
(mais pas Anglo-Saxonne !!!) . De plus si tout ceci est vrai (et pourquoi pas du reste), je pense que ce ne sera pas la première fois que l'histoire se transforme en mythe.  Et je maintiens, malheur au vaincu, l'histoire est écrite pas les vainqueurs.

 



Faut pas voir du complot partout non plus, c'est ça que je veux dire. Franchement quand tu parles de désinformation dans ce cas là, ça me fait sourire, avec en plus l'amalgame sur le couplet anti américain ! T'avouras tout de même que c'est un sacrés méchoui que tu nous fais là : mais stoppe, fis des vannes, car tout ceci est somme toute trés intéressant ! Maintenant de la à lire le livre (parmi la somme de ce qu'on doit déjà lire) , je te caches pas que se soit pas non plus mon sujet de préoccupation premier).


@+

 


Commentaire n°5 posté par Sioux le 02/11/2006 à 15h53
La charge héroïque de Raoul Walsh, avec Errol Flynn dans le rôle de Custer, est l'archétype du film de propagande magnifiant l'héroïsme de cet alcoolo, tueur de femmes indiennes qu'était Custer !
Commentaire n°6 posté par Tietie007 le 20/09/2007 à 15h38
Commentaire n°7 posté par fast le 30/09/2007 à 13h16
contrairement à ce que je peux lire ici dans les commentaires, il n'y avait pas de plan établi à l'avance entre Custer et ses subalternes. On devait s'adapter. Il est manifeste que Custer a été laché par ses subalternes et prouvé que Custer a désobéi aux ordres écrits et oraux de ses supérieurs qui lui refusaient le contact direct avec les natives, qui étaient chez eux, après ce xième traité, je le rappelle. Quant à la solidité de noter historien, je vais retrouver quelques traces internet. Si, évidemment, on me laisse parler.
Commentaire n°8 posté par batent le 09/07/2008 à 10h03

tiré d'un autre forum de discussion :
le qualificatif d'impartial concernant cet auteur me semble très (mais alors) très exagéré. J'ai pu (et beaucoup d'autres aussi) appréhender son niveau d'impartialité.
Quand on écrit que les indiens n'ont rien apporté ni rien laissé, je pense qu'on est pour le moins partial. Mais que font donc aujourd'hui toutes ces universités américaines ?
Quand on écrit que les indiens n'ont eu que ce qu'ils méritaient, on est assez bête ...
Quand on propage par écrit sur des forums des énormités (exemple : les plaines de l'ouest sont dûes à l'activité frénétique des indiens qui brûlaient les forêts pour l'élevage et la prolifération de leurs chevaux), on est ... assez bête (je me répète).
Quand on parle de massacre à greasy grass (little big horn), on est partial ... et idiot. Les soldats de métier entraient là en terre étrangère sans y être invités. Ils disposaient tous d'une excellente carabine (trapdoor 45/70), avec une bien meilleure portée que celles d'en face, et tous d'un (au moins) révolver 45 LC.
Quand on affirme (en prenant un très court exemple -la révolte des Santees-) qu'aux USA, il y a eu plus de blancs massacrés par les indiens que l'inverse, on est tout ce qu'on veut ... mais pas un historien. Ou alors la notion de "massacre" est différente, en fonction du massacré.
Quand on écrit plusieurs fois de suite que les indiens ont disparu à cause de la peste, on a un faible niveau en anglais. Il n'y a jamais eu de cas prouvé de peste aux USA.
Quand on coupe la parole à un contradicteur (moi !) en faisant supprimer un fil de discussion sur un forum1 (plus de 8000 lectures ...) ou en faisant supprimer mes remarques sur un forum2 sous la raison lisible que j'insulte l'auteur (ce qui était totalement faux), on fait preuve d'une grande aptitude à la discussion ou à être entouré de thuriféraires à grand pouvoir (celui de vous couper le micro).
Quand on vient sur un forum dédié aux natives pour faire connaitre son livre (tout en cachant ses propres opinions...), on montre qu'on est avide de pognon (mais là je m'égare un peu)

La seule opinion du livre entendue : précis mais partial.
Fermez le ban !!

Commentaire n°9 posté par batent le 09/07/2008 à 10h09
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