La gauche repart à l'attaque

Publié le par drzz

La haine n'est pas rationnelle, tout le monde le sait. Pourtant, une certaine idéologie tente de nous faire croire le contraire.

Les héritiers des admirateurs d'Ho-Chi-Minh, de Brejnev, de Staline, ceux qui croyaient que l'égalité obligatoire ou l'Etat en monarque absolu créeraient une société prospère n'en finissent pas de dériver.

Il n'est pas d'idéologie qui ait provoqué autant de morts, de souffrance et d'égarement que le socialisme. Tous les pays qui l'ont adoptée ont échoué, parfois avec grand fracas. Tous les pays qui ont goûté à ce produit ont dégringuolé de l'échelle. Sans aucune exception.

Vous parlez d'un désastre ! Nous vivons en 2006, et nous avons un siècle d'exemples et de leçons pour tirer cette conclusion : le socialisme est totalitaire par essence. Le politiquement correct, l'assistanat, l'utopie égalitaire, autant de procédés qui empiètent sur la liberté individuelle et ont jeté des centaines de milliers de personnes dans la misère ou les camps.

Malgré ce bilan calamiteux, en Europe, l'idéologie du meurtre continue à fasciner. Les rouages sont bien installés, le politiquement correct fait taire tous ceux qui voudraient pointer du doigt l'horreur. Les pacifistes qui ont manifesté contre la guerre du Vietnam ne se sont jamais excusés pour les millions de morts qu'ont provoqué leurs "chers Vietcongs". Leurs enfants qui manifestent contre la guerre en Irak, saluent le Hezbollah, défendent la dictature palestinienne, ne diront rien, eux non plus. Leur âme s'est flétrie depuis trop longtemps. Ils donnent des leçons mais le propre de leur idéologie est de se fonder sur des concepts qui n'ont aucune réalité. Voyez comment ils parlent du Moyen Orient, proposent des traités complètement surréalistes, écrivent des analyses sans aucun sens, tirent des conclusions faussées, brossent des portraits biaisés.

Aux Etats-Unis et dans certaines démocraties, ils sont sanctionnés. Implacablement. Pas en Europe, ou si rarement. En Europe, n'importe quel magazine, même le plus prestigieux, peut dire n'importe quoi sans que quiconque ne s'émeuve. Aucune idée si visiblement fausse ne pourrait survivre dans une vraie démocratie.

Les systèmes de pensée archaïques disparaissent, un jour ou l'autre. Reste à savoir pour nous, Européens irresponsables, ce que le socialisme va emporter dans sa chute.

 

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drzz 10/08/2006 18:28

Merci Hervé Grouik pour la mention du livre, que je vais m'empresser d'obtenir.
Petite note cependant, je ne pense pas que "l'Islam" soit à juger comme le socialisme. Le socialisme était une idée fausse, fondée sur des paramètres tronqués et totalitaires par essence. L'Islam est une religion sous-développée qui n'a jamais connu de reformes. Je pense que ces réformes peuvent survenir. Bien sûr, l'Europe ne veut pas réformer l'Islam, mais laisse l'Islam réformer l'Europe... D'où la tragédie d'Eurabia que nous vivons. Les Etats-Unis, par contre, peuvent faire sauter les digues qui enferment la civilisation islamique et la vouent au sous-développement.
Si l'on regarde l'histoire du christianisme, d'aucuns aurait pu arguer que cette religion, de par sa nature répressive, n'avait aucun avenir en Occident. La réalité a démontré le contraire.
Reste qu'il faut que les Européens aient la volonté et le courage de défendre leurs valeurs et les exportent. Le conflit des civilisations? C'est ce que veut Ben Laden. Préférons lui la lutte pour la démocratisation du Moyen Orient et contre l'islamisation de l'Europe.

Herve Grouik 08/08/2006 18:33

Je ne saurais trop recommander aux personnes lucides et de bonne volonte (pas cet avorton alter-facsiste de "boudi") la lecture de La route de la servitude de Freidrich Hayek. Ecrit en 1944, ce livre demontre (je dis bien : demontre) que le socialisme ne peut etre implemtente que dans le totalitarisme. 60 ans plus tard, on ne peut que constater ce fait : le socialisme est l'ideologie la plus sanglante que l'humanite ait cree (devant l'islam, qui en est tres proche au demeurrant), elle a echoue partout, le plus souvent dans un bain de sang, et a toujours resulte dans un abrutissement et une soumission totale des peuples.Ce livre a eu un grand retentissement dans le monde -- sauf au pays de Doriot, Deat et Dalladier -- et la Mount Pelerin Foundation, encore active de nos jours, a ete creee pour en diffuser les idees le plus largement possible. Petite image de conclusion, le diable reside dans les details, et la verite aussi : http://www.prcsansalvo.altervista.org/old/procom/img/fight_capitalism.jpg

drzz 08/08/2006 17:18

"visiteur", merci pour votre très bonne analyse.
Si les Etats-Unis fascinent, c'est parce qu'ils sont la terre de l'opportunité, celle qui fait confiance à l'homme.
Si la France ne fait plus rêver, comme l'a titré Guy Millière (page après page, 2006), c'est parce qu'elle empiète sur la liberté propre à chaque individu.
Pas étonnant que l'Europe "à la française" refuse de soutenir la démocratie au Moyen Orient. Elle qui n'a que peu de considération de ses propres habitants, pourquoi en aurait-elle pour les autres ?

david martin 08/08/2006 12:37

Je ne peux que recommander la (re)lecture du livre de Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme.

Visiteur 08/08/2006 09:20

Le gros problème du socialisme est qu'il ne fait pas confiance à l'homme.
L'homme est un imbécile. Il ne sait pas ce qui est bon pour lui, d'où la nécessité de l'éclairer par une élite autoproclamée, une élite qui n'a pas besoin d'écouter le peuple puisqu'elle est intelligente face à un peuple idiot.
L'homme est un égoiste. Il ne pense qu'à lui et détruit ses voisins par son égoisme. Il doit donc être encadré par un maximum de lois qui le protégeront contre lui-même.
Là ou le libéral voit un homme unique qui doit bénéficier de libertés inaliénables (on retrouve le concept des droits octroyés par Dieu, auxquel 'homme rend compte à la fin de sa vie), le socialiste ne voit qu'un atome du corps "peuple". Et cet atome doit faire corps avec les autres, ou en être écarté. Il est écarté par le silence médiatique pour ne pas répandre l'épidemie de la critique ou par l'enfermement de type goulag. L'élite ayant forcement raison, toute critique de son système de pensée est bannie, et le critiqueur devient un fou ou un ennemi à écarter.
Le second défaut est l'obsession du riche. Le libéral aime le riche car il a du beaucoup travailler ou être très intelligent pour devenir riche. Sa richesse profite à tous et notamment à l'état via les impots et les emplois créés. Le socialiste regarde le riche comme un profiteur, un égoiste qui ne pense qu'à son argent, voire un fraudeur (s'il est riche, il a du magouiller).
Troisieme défaut: le gout de l'expérimentation permanente par des élites déconnectées des réalités. Mao Zedong fit deux révolutions (1959 et 1966) qui créerent la famine sans développer l'économie. 40 millions de morts pour rien. Pol Pot inventa la société sans classe et sans argent: 2 millions de morts en 4 ans, soit 2/3 de la population. Ho Chi Minh resta 30 ans au pouvoir, sans offrir la confort à son peuple. Ne parlons pas des fossiles Castro ou Kim Il Sung, l'échec est patent.
Un pays ne peut être moderne et viable que s'il fait confiance à l'homme. Les USA chrétiens sont devenu puissants de cette façon. La Chine moderne accorde la confiance économique à son peuple.