Présentation

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /2006 00:00

En 2000, je soutenais Al Gore et j’avais suivi la convention républicaine à la télévision depuis un hôtel de Pittsburgh en regardant Bush avec l’œil suffisant et moqueur de celui qui croit tout savoir sans n’avoir jamais appris. J’ignorais tout d’Israël. Je connaissais quand même l’Amérique, la vraie. Au fond des campagnes de Pennsylvanie, deux ans de suite, à raison de quelques mois par année, j’avais eu l’expérience du Bush Country avant même cette dénomination n’existe.

 Un exemple me vient à l’esprit. Dans mon anglais approximatif à l’époque, je n’avais pas compris le sens de «worship service» (le culte religieux). Je croyais qu’il s’agissait de quelque chose comme le premier service… Comme nous devions aller à une fête organisée près de la petite bourgade où j’étais accueilli, j’en avais déduit – ah, les mystères de la compréhension universelle ! – qu’on parlait de l’installation de la manifestation. Il était écrit sur le programme : 7am Worship Service – 8am Beginning of the show. Comme on parlait de se lever tôt, j’avais suggéré d’arriver aux environs de 8h, si l’on manquait le «worship service», cela serait sans importance… Mes interlocuteurs, une famille tout à fait classique, m’avaient regardé comme si j’étais un martien. Et s’étaient jeté des coups d’oeil en pensant, comme la majorité de leurs compatriotes, que l’Europe était vraiment un continent de décadents. Pour l’Inner America, vous alliez – et vous allez toujours - en Europe comme nous nous rendons dans certaines villes, pour voir ce qui est beau sans avoir, du tout, l’intention d’y rester, tant l’atmosphère y est lourd. Les fastes de la monarchie impressionnent moins ceux qui ont voulu les fuir.

 En Pennsylvanie, j’étais allé dans une ville fortement imprégnée d’histoire et de patriotisme. Je ne peux me rappeler du nombre de drapeaux, de CD de l’hymne national, de livres sur le «pays de la liberté», son passé, son présent, son futur. A une heure de Washington, près d’un million de personnes par année venaient visiter le champ de bataille tout proche. Le petit Européen nourri au biberon par la gauche médiatique se répandait en commentaires prétentieux : «certes, cet engouement et cet amour de la patrie sont impressionnants, mais…». Toujours ce «mais» contestataire, que la gauche utilise à ne plus savoir qu’en faire. La cloche de l’Indépendance à Philadelphie, les champs de Gettysburg, tout cela était exotique. Mais nous, les Européens avions les châteaux et la culture. Combien de fois ai-je souri en regardant les cartes de mets des restaurants : «depuis 1970», «depuis 1950». A une demi-heure de chez moi, sur ma gauche, je pouvais m’asseoir à la table où mangea Rousseau. A une demi-heure, sur ma droite, je marchais entre les fortifications romaines. Alors ces dates de fondation des restaurants américains ne m’impressionnaient guère.

 Pourtant, malgré le fait que j’étais soumis à une propagande frénétique chez moi, je ne cessais de m’enthousiasmer lors de mes séjours aux Etats-Unis. Dans le Bush Country, les gens étaient décontractés, souriants, chaleureux. Ils venaient vous taper dans le dos et discuter sans même vous connaître. A une heure de là, dans ce qui n’était plus le Bush country, on retrouvait des traces de cet état d’esprit. Il vous suffisait de s’arrêter quelques instants dans une rame de métro de Washington, et vous pouviez être certain qu’un passant s’arrêtait et s’enquérait de savoir si vous aviez besoin d’aide. Dans les restaurants, même mentalité. Vous n’étiez pas le sale capitaliste venu se faire servir par des employés soumis à vos moindres désir, comme l’Europe les dépeint, et comme vous vous sentez accueilli, particulièrement à Paris. Non, aux Etats-Unis, un plat ne vous convenait pas, on vous en offrait un à la place. Vous preniez de l’eau du robinet ? Si votre désir ou votre porte-monnaie l’exigeait, pas de problèmes. Si vous preniez un soda, vous ne payiez que la première consommation, le remplissage du verre étant gratuit et illimité. On vous montrait qu’on vous remerciait d’avoir choisi ce restaurant, d’avoir fait confiance au personnel. Européen, vous vous empressiez de libérer la table. Relax ! Dans ces restaurants, vous pouviez rester le temps qu’il vous plaisait, en regardant l’écran de télévision. Le O’Reilly Factor à 20h sur Fox News, commenté par toutes les personnes attablées dans le restaurant : un vrai moment épique. Individualiste, le capitalisme ? Au Texas, dans un bar de Fort Worth, vous pouviez vous servir gratuitement de morceaux de viande cuits sur un grill, au milieu du bar, accompagnés de salades et de mets mexicains, et vous les goûtiez en discutant avec les personnes autour de vous. Le but est que vous preniez du plaisir à venir boire votre bière dans ce lieu. J’avais déjà vu des scènes de ce genre à Lancaster, en pays amish.  

 En 2004, toute la Pennsylvanie intérieure a voté Bush. Seul le vote des mondains de Philadelphie et Pittsburgh a fait penché l’Etat à gauche. Je sais que mes interlocuteurs n’ont pas hésité. C’est cela, le Bush Country. Le pays du peuple. Celui qu’il faut convaincre et non pas obliger à croire. Celui qui a des valeurs et compte les défendre. Celui qui pense qu’il existe le Bien et le Mal, car il a envoyé ses enfants combattre Milosevic ou Saddam Hussein, et a vu de quel côté se trouvaient ces personnages. C’est le genre de personnes qui ne seraient pas troublés au point de louer un terroriste palestinien ou soutenir l’Islam radical.

Ce Bush Country existe aussi en Europe. Néanmoins, il nous faut encore trouver le nom de celui qui parlera en son nom.

 

 

Par drzz - Publié dans : drzz
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /2006 00:00
 
 
 
Pour le magazine "Time", "la personnalité de l'année", c'est "vous". Le périodique américain explique samedi son choix par la croissance exponentielle de contenus internet comme les blogs, le site spécialisé dans la diffusion de vidéos YouTube et le site de réseau social MySpace, et par l'influence qu'ils exercent.
 
"Pour avoir pris les rênes des moyens d'expression mondiaux, pour avoir jeté les bases et configuré la nouvelle démocratie digitale, pour travailler pour rien et battre les pros sur leur propre terrain, la personnalité de l'année 2006 de "Time", c'est vous", écrit Lev Grossman, de "Time". 
 
"Dans la guerre d'aujourd'hui, seuls les bloggers sont devenus l'organe critique de la défense du monde libre et de la vérité." Caroline Glick, rédactrice adjointe du Jerusalem Post, août 2006

"Vous" a battu des candidats comme le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le président chinois Hu Jintao, le numéro un nord-coréen Kim Jong-il et James Baker, l'ancien secrétaire d'Etat américain qui a dirigé le groupe bipartite d'étude sur l'Irak.

D'autres articles sur le même sujet : la mondialisation des informations
 

Par drzz - Publié dans : drzz
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /2006 00:00

Par Helios, le 14 décembre 2006

L'islam radical en occident est en quête de la normalité, mais il ne s'agit pas pour lui de s'inscrire comme élément additionnel à l'identité culturelle de l'occident, si c'était là son but il n'aurait pas cultivé à ce point les barrières et les particularismes. Aussi paradoxale qu'elle puisse paraître, c'est une normalité de rejet que l'islam radical recherche, en d'autres termes il poursuit l'objectif de légitimer en occident sa position de rejet des valeurs de la civilisation occidentale.
 
Les questions que se posent les occidentaux quant à la compatibilité de l'islam avec leur civilisation, n'effleurent même pas l'esprit des musulmans radicaux souvent décrits comme "modérés", ces derniers revendiquent sèchement l'originalité absolue de leur croyance et affirment l'incompatibilité de l'islam avec leur société d'accueil au nom de la supériorité morale de l'islam. Selon eux l'occident corrompu n'a aucun mérite de les accueillir, d'ailleurs s'il n'était pas convaincu de la supériorité de l'islam les auraient-ils accueillis? La gratitude est donc exclue de leur discours à la fois lénifiant et revendicateur.
 
La psycho-pathologie de l'islam fanatique comprend donc des éléments structurants lui permettant de s'établir, de fonctionner et de se perpétuer dans l'environnement où elle évolue. Un de ces éléments est l'absence totale de sentiment de culpabilité à l'égard de l'occident même dans le cas d'actes violents, quand les imams interviennent à la demande des autorités auprès des "jeunes" des banlieues pour que cessent les violences et le désordre, ils s'abstiennent soigneusement de leur faire la morale et se contentent de jouer le rôle "d'intermédiaires", ils ne se privent même pas de dénoncer au passage la police responsable selon eux de provocations. Les actes terroristes ne sont jamais dénoncés, c'est à peine si les fondamentalistes s'en dissocient, non sur le plan moral mais uniquement à cause de leur effet délétère sur l'image de l'islam en occident.
 
L'absence de sentiments de culpabilité à l'égard des incroyants s'accompagne de mépris à leur égard, le tout repose sur des assises religieuses comme en témoignent les versets du coran ayant trait aux relations avec les infidèles et les "gens du livre" ces derniers étant contraints de payer la taxe ou la rançon en s'humiliant. De plus l'envie découlant de l'infériorité des musulmans sur les plans économique et social nourrit leur ressentiment et leur agressivité.
 
Autre élément structurant de la psycho-pathologie est la contestation, elle consiste entre autres à récupérer à son profit l'activisme de la gauche. L'opposition à l'occident se déguise avec les thèmes anticapitalistes, anticolonialistes, antimondialistes, antisionistes et antiaméricains, ce faisant les islamistes se positionnent comme "alliés naturels" de la gauche tout en obtenant en contrepartie sa neutralité sur les chapitres de la laïcité, de la liberté d'expression et des droits des femmes. Ce marché de dupe (pour la gauche) permet à l'islam de se donner à très bon compte une "assise morale" sans la moindre concession à la société d'accueil.
 
La manipulation est une autre composante de la psychopathologie. Elle consiste à exiger dans un premier temps des privilèges au nom du respect de la différence et de l'exception religieuse, en les octroyant la société d'accueil croit donner des preuves de son ouverture et de sa volonté d'intégration. Mais ces privilèges servent plutôt à consacrer le clivage entre les musulmans radicaux et la société d'accueil, les tensions qui en découlent sont alors dénoncées comme autant de signes d'islamophobie et d'intolérance permettant aux islamistes de se positionner comme victimes et  justifiant ainsi la revendication de privilèges supplémentaires. La manipulation peut dans certains cas prendre la forme du chantage ou de la menace comme dans l'affaire des caricatures, le gouvernement qui ne se plie pas à la volonté des chefs religieux radicaux risque alors d'en payer le prix.
 
Cette normalité de rejet est indispensable à l'islam radical dont la survie en milieu occidental est loin d'être assurée en cas d'ouverture même minime. Les psycho- pathologies collectives ont besoin d'un espace qui leur est propre, espace physique si possible mais surtout espace psychologique, toute idée d'échange ou de compénétration avec l'hôte doit être repoussée, les activités extérieurs à cet espace (activités politiques et sociales) n'ont pour but que de le protéger contre toute intrusion (idées, échanges, mode de vie). Tout en se donnant l'image de participer à la vie de la cité, l'islam radical s'exclut de celle-ci.
 
Plus une pathologie est sérieuse plus elle fait preuve d'habileté dans sa stratégie de survie. Dans la poursuite de cette normalité de rejet l'islamisme ne se prive pas d'établir des alliances, la diversité des courants sociaux et idéologiques lui permet de soutirer de la plupart l'appui dont il a besoin en faisant valoir les "points communs" qu'il "partage" avec eux. C'est ainsi qu'il a réussi à trouver des appuis non négligeables au sein de l'Église catholique tout en poursuivant contre le christianisme ses diatribes virulentes.
 
Malgré les succès enregistrés jusqu'à présent, la position de l'islam radical demeure fragile, les seules avenues qui s'offrent à lui dans le long terme sont le maintien du statut quo ou la montée constante en puissance,  cependant elles dépendent largement de l'absence de réaction majeure des sociétés occidentales. Une stratégie qui repose principalement sur l'acceptation de l'adversaire de se laisser envahir pave invariablement le chemin au conflit, attendu qu'elle ne tient pas compte des changements d'attitude et de politique qu'elle pourrait susciter.
 
Pour un observateur neutre et attentif, les risques de conflits augmentent avec le temps, il est important de tout mettre en oeuvre pour les prévenir; une prise de conscience de ces risques est le premier pas vers l'établissement de plans d'action à moyen et long terme visant à assurer l'avenir de la société occidentale et la survie de ses valeurs.

D'autres articles sur le même sujet : les chroniques d'Helios
Par drzz - Publié dans : drzz
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /2006 00:00

Par Media Ratings, la première agence de notation des médias, http://www.m-r.fr/

Les émeutes françaises de l’automne 2005 (près de 10 000 voitures brûlées et 3 000 interpellations en 21 jours) furent déclenchées par la mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traore, dans un transformateur EDF le 27 octobre 2005.

Nous avons déjà analysé les errements de certains médias lors de ces émeutes urbaines.

 

 

 

 Récemment, un rapport de l’IGS (Inspection Générale des Services) a été rendu public.

Les médias français ont commenté ce rapport et tous ont insisté sur la responsabilité des policiers dans la course poursuite qui a conduit au drame :

- L’Humanité : « Au final, l’IGS qualifie le comportement de certains policiers « d’une légèreté et d’une distraction surprenantes »,

- Libération : « le comportement des forces de l'ordre a été «d'une légèreté et d'une distraction surprenante» »,

- Le Figaro : « ce document de quatorze pages souligne que certains fonctionnaires ont, ce soir-là, « fait preuve d'une légèreté et d'une distraction surprenantes »,

- Le Monde : « Dans ses conclusions, l'IGS établit qu'il y a bien eu une course-poursuite, et critique sévèrement le comportement, "d'une légèreté et d'une distraction surprenantes", de certains policiers. »,

- 20 Minutes : « Après la publication, jeudi, d'un rapport de l'IGS évoquant la «légèreté» de la police, dans la mort de deux jeunes, le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois, le patron de la police des polices Eric Meillan a affirmé qu'au vu de l'enquête disciplinaire menée après la mort de Zyed et Bouna, «aucun manquement à ce jour n'est établi» de la part de la police ».

 

Etonnamment, l’élément déclencheur de la course poursuite rappelé dans le rapport de l’IGS a été ignoré par la quasi-totalité des médias : « Deux ou trois jeunes seraient entrés sur un chantier privé, un autre faisant le guet. Pour l'IGS, " la tentative de vol était bien constituée dans la mesure où ses auteurs n'avaient renoncé à leur action concertée et organisée, non pas de leur propre fait, mais suite à l'intervention rapide et efficace des policiers de la BAC 833 " »

 

On observe que seuls Le Figaro et le Monde ont expliqué à leurs lecteurs pourquoi les deux adolescents ont été poursuivis et pourquoi ils ont trouvé « refuge » dans un transformateur EDF.

Toutefois ces deux quotidiens ont titré leurs articles sur la « légèreté des policiers ».

Serait-ce une façon pour Le Figaro et Le Monde de minimiser l’élément déclencheur de la course poursuite, le vol sur un chantier ?

 

Il s’avère donc que la quasi-totalité des médias a enfreint le critère suivant de la méthode PHILTRE :

- Exhaustivité : non-occultation et non-omission d’éléments essentiels à l’intelligibilité de l’information présentée.

 

Enfin, tout lecteur intéressé par l’affaire regrettera que la totalité du rapport ne soit pas en accès libre. Il aurait pu se faire une idée par lui même de son contenu.

D'autres articles sur le même sujet : l'intifada des banlieues

 

Par drzz - Publié dans : drzz
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /2006 00:00

C'est encore pire que prévu. Non seulement la situation se prête à un nouveau triomphe de Jean-Marie Le Pen, mais en plus les stratèges du Front National créent la surprise en affichant une immigrée sur l'une de leurs affiches de campagne.

Naturellement, nos chers médias ont minimisé la portée d'un tel geste, sans réaliser - ou sans vouloir réaliser - que ce genre de manipulation touche les gens, et devient très dangereuse. Surtout que ce n'est pas la première fois : http://hawabecedaire.org/IMG/jpg/lepen.jpg

La perspective d'un Sarkozy éjecté au premier tour devient de plus en plus alarmante. Si je veux bien croire à la rationalité de la majeure partie des Français, la tendance actuelle laisse présager le pire : des sondages exceptionnellement hauts pour le FN, l'image de Sarkozy qui se dégrade sur des sujets sensibles comme l'immigration et la criminalité, la droite qui peine à se rassembler, Chirac prêt torpiller son rival...

Ce genre d'affiches fait mouche. Il faut être réaliste. Ceux qui nient la portée du message ne comprennent pas l'ampleur du désastre. Le FN s'affiche désormais comme un parti public, prêt à brasser une large couche de population, "quelle que soit l'origine, la religion ou l'orientation politique" à en croire Marine Le Pen.

En plus de la fausse théorie du "vote sanction", cette apparition inattendue d'une étrangère sur une affiche d'un parti d'extrême-droite va conforter dans leur choix ceux qui, déprimés par le chômage ou excédés par la politique classique, ont décidé de se déshonorer en votant Le Pen en 2007.

La jeune femme le montre bien. Il y a une partie du pays, moins uniforme qu'on le croit, qui est prête à trancher, le pouce vers le bas : la mort de la France.

D'autres articles sur le même sujet : Votations présidentielles de 2007

 

Par drzz - Publié dans : drzz
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Vendredi 15 décembre 2006 5 15 /12 /2006 00:00

La démocratie américaine est une institution magnifique. Depuis mardi, les Démocrates ont gagné un représentant de plus à la Chambre, grâce à l'élection surprise d'un de leurs membres au Texas.

 Cependant, il règne un sentiment mitigé dans le camp démocrate, malgré ce que l'on dit dans nos contrées. En effet, le rapport Baker devait finir de torpiller Bush, mais au contraire à revigoré les rangs conservateurs - aussi bien républicains que démocrates. La levée de boucliers consécutive à la publication du ISQ a aidé Bush, plutôt que de l'affaiblir. A la clé : 20'000 soldats supplémentaires seront envoyés en Irak (merci à "leroidavid pour le lien") : http://www.usavoice.org/Article.cfm?ID=3630&CID=0&T=More%20Troops%20Headed%20to%20Iraq. Le désaveu pour la commission ne saurait être plus clair. Comme l'est l'annonce des Démocrates qu'ils voteront un crédit supplémentaire de 100 milliards $ pour la guerre contre la Terreur.

Imperturbable, le Time magazine est euphorique depuis le 7 novembre. Ces journalistes écrivent article sur article, annonçant le redressement des Démocrates, la victoire pour 2008, voire le renouveau tant attendu depuis... longtemps. Certains de leurs lecteurs ne sont visiblement pas d'accord avec eux, puisque le courrier abonde dans l'autre sens : des électeurs, déprimés que les marges de victoire aient été si étroites , reprochent au journaliste-star du Time Joe Klein son triomphalisme excessif.

A voir : portofolio de la Maison Blanche, vue de l'intérieur : http://www.time.com/time/politics/whitehouse/photos/0,27424,1557523,00.html

Newsweek, l'autre grand magazine de gauche, avait mis le même bémol au lendemain du 7 novembre :  "Tout le monde s'accorde à dire que ce ne sont pas les Démocrates qui ont gagné mais les Républicains qui ont perdu."  http://drzz.over-blog.org/article-4481699.html

Le rapport Baker le démontre clairement. Alors que le Congrès est théoriquement démocrate, les avis les plus écoutés restent ceux d'un MacCain, par exemple. En visite en Irak, le sénateur républicain a demandé des troupes supplémentaires ainsi que l'arrestation de Al-Sadr, "qui empêche le processus de démocratisation de l'Irak."

Le parti démocrate croule toujours sous les défauts qui lui ont fait tant perdre. Le sénateur démocrate Bill Nelson est ainsi allé, de son propre chef, visiter le dictateur syrien Bacher El Assad pour lui demander de s'impliquer en Irak ! Vous parlez d'une trahison ?http://www.discoverthenetwork.org/Articles/Bill%20Nelson%20Defies%20Bush.html 

La même semaine, le nouveau "Monsieur Renseignement" de la Chambre, Silvestre Reyes, un Démocrate nommé par Nancy Pelosi, a montré son ignorance sur Al-Quaeda et le Hezbollah face aux journalistes, provoquant l'hilarité et la colère de toute l'Amérique.  http://www.freerepublic.com/focus/f-news/1753390/posts 

Surtout, la majorité démocrate au Sénat est remise en cause depuis l'hospitalisation de Tim Johnson, le sénateur démocrate du Dakota du Sud, dont l'état, provoqué par une hémorragie cérébrale, serait "critique mais stable." Selon un médecin cité par CNN, son opération l'obligerait probablement à faire  à une longue rééducation, l'empêchant de remplir son mandat.

Il reviendrait ainsi au gouverneur républicain de l'Etat de lui nommer un remplaçant. Le Sénat deviendrait à nouveau majoritairement rouge. http://www.foxnews.com/story/0,2933,236450,00.html

Retour vers le futur.

D'autres articles sur le même sujet : Bush 2007-2008

 

Par drzz - Publié dans : drzz
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Vendredi 15 décembre 2006 5 15 /12 /2006 00:00

Bonne nouvelle : Les revenus du pétrole irakien ont augmenté de 14.3% en 2006 par rapport à 2005, soit 35 milliards $. Si la tendance se confirme, 2007 sera une année record dans l'histoire de l'Irak en terme de revenus pétroliers (soit plus de 40 milliards $). http://iraqthemodel.blogspot.com/

La phrase du jour :

"Les Etats-Unis ne sont pas en train de gagner en Irak. Mais ils ne sont pas en train de perdre."

Robert Gates, Secrétaire à la Défense.

 

Nos chers médias ont coupé la citation en deux et gardé que ce qui les intéressaient. En réalité, il s'agissait d'un clin d'oeil de Gates à une ancienne phrase de Rumsfeld : "Nous ne pouvons gagner cette guerre, mais nous ne pouvons pas la perdre non plus." Pour Rumsfeld, le résultat final dépend moins de l'armée américaine que des Irakiens eux-mêmes, ainsi que de la politique américaine globale au Moyen Orient. De telles considérations ont échappé à nos glorieux chroniqueurs...

http://www.defenselink.mil/News/NewsArticle.aspx?id=2330

Commentaire de Rumsfeld, 31 octobre 2006 : "Le moral est troupes est bon... Il y a toujours eu des défaitistes, et s'ils avaient gagné pendant la guerre d'Indépendance, les Etats-Unis ne seraient jamais nés. Ils ont existé pendant la Guerre de Sécession, et s'ils l'avaient remporté, nous ne serions plus 50 Etats." http://www.defenselink.mil/Transcripts/Transcript.aspx?TranscriptID=3779

Vidéo : Une odieuse manipulation de France 3 démasquée (merci à "leroidavid"). Comment on vous désinforme sur le conflit israélo-palestinien : http://www.dailymotion.com/video/xk1p3_flagrant-delit-de-desinformation

Bonne nouvelle : Le président irakien Jalal Talabani a rejeté le plan de la commission Baker-Hamilton

Rectificatif : Selon un proche de l'un des deux soldats français morts en Afghanistan qui a fait son enquête auprès des camarades de troupe, les deux héros sont morts dans l'explosion de leur véhicule et non torturés par les talibans (blog drzz, 20 novembre 2006).  Kormin, qui avait contacté le Ministère de la Défense, voit donc ses doutes se confirmer. Merci au proche en question de m'avoir contacté, et toutes mes condoléances.

Mauvaise nouvelle : Pinochet est mort, sans jamais avoir été jugé pour ses crimes. Nos chers médias n'ont pas relevé ce constat pourtant élémentaire : Saddam Hussein est le premier dictateur jugé - et condamné - depuis près de cinquante ans. Ni Milosevic, ni Pol Pot, ni Ceausescu, ni Mobutu, ni Pinochet, ni tant d'autres tortionnaires n'auront eu à rendre des comptes devant leurs victimes. Sachant cela, je ressens une immense fierté d'avoir soutenu la guerre en Irak depuis le début.

Mauvaise nouvelle : Les islamistes français (une personne sur cinq en banlieue, selon le ministère des Affaires Etrangères) s'entraînent au Liban, nous apprend le Figaro. Logique. Les médias français les invitent au "jihad contre les infidèles" (Français y compris) par leur désinformation quotidienne...

http://www.lefigaro.fr/france/20061211.FIG000000145_des_francais_entranes_par_al_qaida_au_liban.html

D'autres articles sur le même sujet : Petit tour d'horizon

"La cause palestinienne" : de la propagande médiatique en continu dans votre journal de 20 heures



 

Par drzz - Publié dans : drzz
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /2006 00:00

Par Judith Weber pour Guysen Israël News, www.guysen.com

Eh bien oui, nous l’avons, l’arme nucléaire, et alors ?

On se doute bien dans le monde qu’un pays aussi avancé technologiquement qu’Israël ne demeure pas à la traine dans le domaine scientifique surtout quand il s’agit d’assurer sa sécurité. C’est plutôt rassurant de savoir qu’on a de quoi contrer les menaces des aboyeurs

Et ne vous laissez pas convaincre par des arguments comme ‘un si petit pays’… ‘un gouvernement à problèmes’, etc., etc. Nous sommes un petit pays, oui, géographiquement parlant, nous sommes comme un ressort qui tire sa force de la pression qu’il subit, et quand un tel ressort se détend, ça fait un drôle de boum. Au contraire des pays largement étendus, qui n’ont pas la force de détente d’un ressort comprimé…et qui ont des problèmes en rapport avec leur surface.

Et c’est justement parce que nous sommes ‘un si petit pays’ qu’une attaque nucléaire contre nous aurait des retombées sur nos voisins. Et disons-nous que si nous n’étions pas ‘un si petit pays’, il y a belle lurette qu’une telle attaque, nous l’aurions subie.

La politique de ‘l’ambiguité nucléaire d’Israël’, faudrait peut-être la revoir sérieusement. Un silence mystérieux, c’est plein de risques, ça titille les velléités ennemies et peut pousser à l’action. C’est là qu’est le danger. Il faut crier haut et fort : Oui, nous aussi, nous avons cette arme redoutable, nous avons même mieux !

 C'était peut-être un ‘lapsus lingui’. Aucune importance. Qu’ils tremblent, nos ennemis, ça ne peut être que bénéfique pour nous, ça les fera peut-être hésiter à passer aux actes, car ils se doutent bien qu’il y aura retour à l’envoyeur. M. Olmert a peut-être parlé un peu trop fort, un peu trop vite, mais les gaffes les plus spectaculaires tournent souvent à l’avantage du gaffeur.

 D'autres articles sur le même sujet : Israël, rempart du monde libre

Contre Goliath, David est toujours aussi bien armé !

Par drzz - Publié dans : drzz
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /2006 00:00

Par Guy Millière, Metula News Agency, 7 décembre 2006, www.menapress.com

Jimmy Carter a bien mérité, au vu des quatre années de son unique et désastreux mandat, le titre qui lui a été maintes fois décerné : le pire président de l’histoire des Etats-Unis. Il s’est appliqué par la suite à démontrer qu’il est également le pire ex-président de l’histoire de son pays.

 Pendant les quatre années de sa présidence, Carter a supervisé une phase de « détente » avec l’Union Soviétique au cours de laquelle l’U.R.S.S. a mis la main, de manière directe ou indirecte, sur l’Angola, l’Ethiopie, le Yémen et le Nicaragua. Les années Carter ont aussi vu s’opérer la rupture des relations diplomatiques entre la République de Chine (Taïwan) et Washington, l’abandon du Canal de Panama par les Etats-Unis, l’invasion de l’Afghanistan, et, en apothéose, le renversement du Shah d’Iran et la création de la République islamique d’Iran, sans laquelle ni le Hezbollah ni le Hamas, ni les morts provoquées par ces organisations n’auraient existé.

 Ceux qui voudraient créditer Carter des accords de Camp David et de la paix entre Israël et l’Egypte devraient revoir leurs fiches. Ils y découvriraient que c’est à la suite de la divulgation d’un appel américano-soviétique à une conférence de paix en octobre 1977 – appel dans lequel les Etats-Unis reconnaissaient pour la première fois l’existence de « droits légitimes du peuple palestinien » – qu’Anouar el Sadate décida de prendre l’avion pour Jérusalem et que Begin l’y accueillit. Les « accords » qui ont suivi n’ont été pour Carter qu’une tentative de reprendre en main une situation qui lui avait échappé et dont il n’avait pas voulu : les événements l’ayant dépassé, il a feint d’en être l’organisateur et en a profité pour nouer des liens avec Arafat et sa clique, qu’il n’a cessé, depuis, de vouloir « conseiller ».

 Après avoir cédé la place à Ronald Reagan (le triomphe que la nullité de Carter a assuré à Reagan est le seul élément positif que j’accepte de relever), Carter s’est fait oublier quelques années. Il est retourné à des activités plus conformes à ses aptitudes intellectuelles, de petits travaux de menuiserie pour des organisations caritatives, entre autres. Il n’en a pas moins rendu visite, en 1984, à Anatoly Dobrynin, ambassadeur de l’Union Soviétique aux Etats-Unis, avec pour but (comme le démontre Peter Schweitzer dans son livre Reagan’s War [1]) de le persuader de financer une campagne contre la réélection du président Reagan.

 Sous George Bush père, on ne l’a guère vu ni entendu non plus, si ce n’est en 1990, lorsqu’il s’est employé à faire du lobbying en faveur de Saddam Hussein contre son propre pays, qui cherchait alors à assembler une coalition susceptible de mettre fin à l’occupation du Koweït et aux conséquences stratégiques que celle-ci pouvait avoir dans la région.

 Sous Clinton, ce fut vite différent. Carter redevint très actif et servit d’envoyé spécial du président en Amérique latine, en Haïti et en Corée du Nord, où les accords qu’il négocia avec Kim-Il-Sung en octobre 1994 (à l’opposé du mandat que Clinton lui avait confié) contribuèrent à faciliter l’avancée de cette autocratie vers l’arme atomique.

 Ces dernières années, sous la présidence de George W. Bush, Carter a fait feu de tout bois. En 2002, il s’est rendu à Cuba pour embrasser Fidel Castro, chanter les louanges du régime dictatorial à la télévision officielle, et ne rien dire des 30’000 prisonniers politiques que l’île comptait alors. Un peu plus tard, il a accepté un Prix Nobel de la paix, quand bien même il était évident que ce Prix était une façon d’insulter l’administration en place à Washington pour le soutien que celle-ci apportait à Israël et pour la guerre que, un an après les attentats du 11 septembre, elle menait contre le terrorisme islamiste.

 Régulièrement, par discours ou articles interposés, l’ex-président s’est fait le relais des pires proclamations anti-israéliennes, anti-américaines, anti-occidentales et pro-islamistes, comme pour témoigner aux financiers saoudiens qui ont si généreusement contribué au Carter Center d’Atlanta qu’ils n’avaient pas affaire à un ingrat et qu’ils bénéficieraient d’un retour sur investissement. Tous les détails figurent dans le livre de Steven Hayward, The Real Jimmy Carter [2].

 Le livre que Carter vient de publier aux Etats-Unis s’inscrit dans le droit fil de son passé et constitue l’attaque la plus malhonnête, la plus perfide et la plus dommageable subie par Israël depuis longtemps. Quand des propos tels que ceux de Jimmy Carter sont tenus par un islamiste ou par un dirigeant palestinien, il est aisé de faire la part des choses et de les invalider en pointant leur origine. Mais lorsque ces propos sont portés par un ancien président, un homme qui se dit exclusivement mû par des considérations éthiques chrétiennes, un ancien Prix Nobel de la paix, elles apparaissent dotées d’un poids supplémentaire. C’est ce qui rend encore plus nécessaire la dénonciation de l’imposture et de l’usurpation.

 Carter président a constamment œuvré contre les intérêts de son pays, tout en prétendant le contraire ; son attitude n’a pas changé depuis qu’il a quitté la présidence. Il n’a pas rencontré un dictateur sur la planète qu’il n’ait apprécié, pour peu que ce dernier fût anti-occidental, de préférence marxiste, empreint de mansuétude envers l’islam radical et si possible antisémite. Brejnev, Khomeiny, Castro et Arafat ne sont que les premiers d’une liste où figurent en bonne place Hafez el-Assad, Ceausescu et Mengistu, le meurtrier de masse éthiopien.

 C’est sur cet arrière-fond qu’il faut lire « Palestine, Peace not Apartheid ». Le titre indique déjà l’essentiel ; seules les organisations d’ultra-gauche et les organisations palestiniennes radicales avaient osé, jusque là, comparer Israël au défunt régime sud-africain. Carter reprend la comparaison à son compte et lui procure un vernis de « crédibilité ». Comme le titre (et le passé de Carter) pouvait le laisser supposer, la suite n’est qu’une longue entreprise de falsification de l’histoire et une litanie d’incitations à la haine, où l’ «antisionisme » flirte souvent avec un antisémitisme d’autant plus répugnant qu’il n’ose pas dire son nom. Alan Dershowitz (« The World According to Carter », in The New York Sun du 23 novembre 2006) et Mitchell Bard (« Carter’s Calumny »,  in Frontpage magazine, livraison du 1er décembre 2006) ont produit un démontage minutieux de cette falsification.

 Contre toute évidence, Israël se trouve accusé d’avoir détourné de l’argent donné aux Palestiniens à des fins humanitaires, mais aucun mot sur ce que sont devenues les sommes en réalité saisies par Arafat et sa clique. Israël est accusé d’avoir chassé les Palestiniens de leurs « terres ancestrales » en 1948, mais pas une ligne sur la présence juive, bien plus ancienne que la présence arabe, ou sur les mots d’ordre des dirigeants arabes lors de la promulgation de l’Etat d’Israël. La création de l’OLP en 1964 est présentée comme une conséquence du « détournement par Israël de l’eau de la mer de Galilée pour irriguer le Néguev [une ineptie historique, factuelle et scientifique  monumentale. Ndlr], mais on ne lit aucune mention des motifs réels et avérés de la création de l’OLP par la Ligue arabe, en conjonction avec le KGB.

 Israël est, au surplus, désigné comme ayant déclenché unilatéralement la guerre des Six jours, comme n’ayant cessé de « voler des terres palestiniennes », comme refusant systématiquement d’ « échanger des terres contre la paix », comme responsable unique de l’échec du processus de paix enclenché à Oslo, alors que les « Palestiniens ont accepté sans équivoque » ce qu’on attendait d’eux. Carter écrit que « les droits humains des Palestiniens doivent être protégés » contre les violations commises par Israël, bien sûr, mais pas la moindre phrase sur les violations de ces mêmes droits par les autorités palestiniennes.

 Carter se réjouit de l’impeccable régularité des élections palestiniennes, à commencer par celle qui, en 1996, a vu la victoire de son ami Arafat, candidat unique à l’époque. Il s’indigne de la construction de la barrière de sécurité et y voit un « moyen de confisquer davantage de terres », mais ne souffle mot sur les impératifs de sécurité d’Israël et sur les 850 victimes d’attentats suicide décomptées avant que ne soit décidée la construction de ladite barrière. Il s’offusque aussi de la destruction par Israël des installations nucléaires irakiennes en 1982, mais ne compte pas les intentions bellicistes de Saddam Hussein à l’époque. Carter présente, mensongèrement, enfin, Israël comme « hostile aux Chrétiens » et responsable de « l’exode des chrétiens quittant la terre sainte », mais il néglige de mentionner la raison véritable de cette fuite : les persécutions des chrétiens par les islamistes. Il omet le fait qu’Israël sert concrètement de refuge aux chrétiens persécutés de la région, qui sont 145’000 aujourd’hui dans le pays.

 Pour Mitchell Bard, les falsifications sont si outrancières qu’on pourrait imaginer que Carter fait de la fiction, à la différence qu’une fiction a l’avantage de se présenter comme telle. Or à mes yeux, on est en présence de quelque chose de beaucoup plus grave, qui relève de l’incitation à la haine et, sous couvert de « pacifisme », d’incitation à une guerre exterminatrice contre un Etat décrit par Carter comme responsable de tous les maux de la région.

 Alan Dershowitz, lui, se demande comment un « homme respectable » a pu signer un livre qui l’est aussi peu. Je me permettrai humblement de conseiller à ce juriste éminent de se pencher davantage sur le véritable personnage, dévoilé dans un article paru dans Harper’s, en 1976, présentant le Carter d’avant la présidence : « Jimmy Carter’s Pathetic Lies » [3], qui pourrait l’amener à établir que l’ouvrage de Jimmy Carter, Palestine Peace not Apartheid, Simon & Schuster Ed., 2006, est à l’image de l’homme.

 Je ne doute pas que le livre de Carter sera publié en France et qu’il y rencontrera un écho favorable. Mais seuls se laisseront berner par cette entreprise de propagande nauséabonde ceux qui se sont fait depuis longtemps les complices de ce que Jean-Claude Milner appelait, dans un ouvrage lourd de sens, Les penchants criminels de l’Europe démocratique [4].

Notes :

 [1] Peter Schweitzer, « Reagan’s War » (La Guerre de Reagan), Anchor, 2003.

 [2] Steven Hayward, « The Real Jimmy Carter » (Le vrai Jimmy Carter), Regnery, 2004.

 [3] Steven Brill, « Jimmy Carter’s Pathetic Lies », (Les mensonges pathétiques de Jimmy Carter) Harper’s, mars 1976.

 [4] Jean-Claude Milner, « Les penchants criminels de l’Europe démocratique », Verdier, 2003.

D'autres articles sur le même sujet : les chroniques de Guy Millière

 

Par drzz - Publié dans : drzz
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires - Recommander
Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /2006 00:00

 

 

Dans la société européenne, cela fait longtemps que les mots «analyse», «opinion» et «morale» ont perdu leurs sens. Beaucoup d’autres termes ont perdu le leur, mais ce sont ces trois-là qui démontrent, le plus clairement, combien nous faisons fausse route.

 

 

L’analyse : ce mot détermine un raisonnement complexe, se fondant sur des faits, décortiqués, recoupés, interprétés. La source première de l’analyse est le fait, présenté impartialement. A partir de ce fait on tire des conclusions. Ces conclusions peuvent être justes ou fausses, il n’en reste qu’elles sont le fruit d’un long travail. Fastidieuse, compliquée, l’analyse repousse. Elle ne touche qu’une minorité de gens.

 

 

L’opinion : tout le monde en a une. Quel que soit l’effort consenti pour connaître le sujet dont on parle, qu’il soit nul ou intense. L’opinion ? Un ensemble de préjugés, d’ouï-dire et de faits avérés ou non. Une contradiction, qui ruinerait une analyse, renforcerait une opinion. Elle peut s’accommoder de tout. Libre, sans tabou et sans logique, l’opinion séduit à grande échelle.

 

 

La morale : vaste mot, qui a déterminé l’humanité depuis sa création. Ceux qui la déteste l’affuble d’adjectifs : elle serait «judéo-chrétienne», «blanche» ou «occidentale», mais surtout, surtout pas, universelle. Comme si la morale était «judéo-chrétienne»… ? A-t-on oublié les efforts consentis par les Juifs et les Chrétiens pour réformer leurs religions et leur faire perdre leurs relents totalitaires ? Comme si elle était «blanche»… ? Pourquoi séduit-elle au-delà des barrières linguistiques et ethniques ? Comme si elle était «occidentale»… alors qu’elle touche aussi bien l’Africain que le Japonais. Précise, immuable, la morale exige les droits de l’individu et son devoir de les faire respecter.

 

 

Dans le petit monde européen, c’est le flou le plus total. L’analyse serait opinion. La morale une idée obscure, «simpliste», quand elle n’est pas, elle aussi, affaire d’opinion. Voyez les journaux : on nous bassine d’analyses sur le conflit israélo-palestinien. Mais, comme le remarquait Denis Jeambar (préface de «La paix impossible ?», L’Archipel, 2006), le fossé entre ce que nous croyons savoir et la réalité «est devenu gigantesque». Cela fait longtemps, trop longtemps, que l’Européen donne son opinion et méprise l’analyse.

 

 

Pour une bonne raison : cette dernière ne lui donne pas raison. Les contradictions sont immenses. L’Etat français roucoule avec les dictatures arabes, alors même que dans son territoire, une véritable poudrière d’islamistes ne demande qu’à exploser. Pourquoi soutenir les leviers du totalitarisme le plus dangereux pour la France , et le monde ? Aucune logique là-dedans, plutôt des comptes de petits boutiquiers : donne moi ton or noir et je baisserai la tête. Crie un peu plus fort qu’à l’accoutumée et je licencierai, moi la nation du XXIe siècle, celui qui a publié des caricatures interdites par une religion non réformée depuis le VIIe siècle.

 

 

En Europe, surtout l’Europe francophone, le citoyen lit dans ses journaux des opinions, surtout des opinions. Aucune analyse, ou si peu. Privés de la connaissance des faits, bruts et crûs, il forge son opinion… sur des opinions. Pas étonnant que près de 90% des Français aient été contre la guerre en Irak. Qui leur a analysé les enjeux du conflit ? Il n’est pas non plus surprenant que 80% des Français aient une bonne opinion de l’ignoble Che Guevara. Qui leur a montré, réellement, la nature de ce personnage ? 36% des Français sont pour l’économie de marché, dans un pays développé ? Mais pourquoi donc, sinon que personne ne leur a expliqué comment ce monde marchait ? Creusez vos connaissances générales, que pensez-vous y découvrir ? Du vent !

 

 

La morale dans tout cela ? Elle subit le contrecoup. Qu’on le veuille ou non, elle détermine souvent les choix. Si la majorité des Français ignorent une grande partie de leur histoire, c’est pour éviter le jugement moral. La Révolution Française  ? L’un des premiers apanages du totalitarisme. Entre deux massacres de prêtres, la chasse aux nobles et le génocide des Vendéens, elle ne mettra en place aucun des idéaux de liberté que les manuels lui prêtent. La Déclaration des Droits de l’Homme ? En réalité, «déclaration des droits de l’homme et du citoyen», elle n’est pas du tout l’ancêtre de l’actuelle, l’Etat révolutionnaire s’octroyant le droit de priver l’homme de ses droits au nom de sa citoyenneté. Lénine s’en inspirera pour museler la Russie. Napoléon  ? Tyran antisémite dans une Europe de tyrans antisémites, il leur fera la guerre. A la suite de campagnes calamiteuses, les tyrans européens lui dameront le pion. Contrairement à la légende, il sera le meilleur exemple de finalité des années de la Révolution Française  : armée pléthorique, Etat tentaculaire et policier, divinisation du guide. Hitler se perdra en louanges pour son prédécesseur. Le général De Gaulle ? Haï par les alliés, méprisé par les résistants dès la libération, cet homme politique médiocre refusa de se rendre au 20e anniversaire du Débarquement (!), ouvrit les vannes infernales de la coopération euro-arabe, fit les beaux yeux à Moscou et entraîna la France , déjà, dans la position catastrophique de porte-à-faux au monde occidental. 

 

 

Si l’Europe se moque du «Bien» et du «Mal» repris par Bush, ce n’est pas parce qu’elle a découvert une autre voie ou la sagesse suprême.  Mais parce qu’elle sait très bien de quel côté un tel examen de conscience la placerait, très souvent. A suivre l’opinion et à se détourner de l’analyse, on se moque des faits.

 

 

Lorsque ceux-ci témoignent, c’est l’immoralité de notre position qui nous fait si peur.

Par drzz - Publié dans : drzz
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus