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Vendredi 22 décembre 2006 5 22 /12 /2006 00:00

Données du dernier rapport trimestriel pour le Congrès , commenté unilatéralement par nos chers médias. Lisons-le ensemble voulez-vous bien, dans sa totalité :

En résumé :

Les points faibles :

Le recul de crédibilité du gouverment Maliki auprès de la population, notamment auprès des chiites du Sud (qui passent de 75à 100% de confiance à 50-75%)

Le manque de résultats des conférences de réconciliation initiées par Maliki

La panne des institutions irakiennes depuis l'été 2006

L'influence iranienne au travers de l'armée du Mehdi de Al-Sadr

La flambée de violence relative aux élections législatives américaines (+ 22% depuis août 2006) dont 54% des attaques ont eu lieu à Bagdad et Al-Anbar. Le rapport du Congrès attribue la montée de la violence (+ 45% depuis le 19 mai 2006) aux violences interconfessionnelles, point d'orgue de la stratégie de l'Iran et d'Al-Quaeda. Mais il dément l'existence d'une "guerre civile", démontrant que les différentes violences à travers le pays ne sont pas dues à une cause commune mais à diverses forces (insurgés sunnites, miliciens chiites, Al-Quaeda) et que la majorité des violences visent la coalition (68%) et sont condamnées par la population (augmentation nette des "tips" (+25%), ces dénonciations téléphoniques d'activités terroristes par les habitants).

Le chômage, qui concerne 13.4 à 18% de la population et qui pousse certains à rejoindre les groupes armés

Les problèmes de transport et de distribution de l'essence. Le gouvernement irakien s'est fixé comme objectif 2.5 millions de barils par jour. En novembre, il a atteint 2.05 millions.  

Le fossé entre la demande et la production d'électricité (5'000 Megawats produits pour 9'200 demandés)

Les coupures d'électricité fréquentes à Bagdad, dû aux terroristes qui sabotent les installations. La capitale est actuellement le lieu en Irak qui a le moins d'électricité

La malnutrition, qui concerne 14.2 à 25% de la population (variation selon les provinces)

Une augmentation des violences interconfessionnelles de mai à octobre 2006 

Une hausse d'inquiétude parmi les Irakiens quant à l'éclatement d'une guerre civile (particulièrement dans le Triangle Sunnite, inquiétude moins prononcée - entre 25-50% -parmi les Chiites du Sud)

72% des habitants de Bagdad ne se sentent pas en sécurité, ils sont 55% à Kirkuk et 59% à Mossoul.

Les points forts :

7.5% d'augmentation des productions pétrolières depuis août 2006

2% en plus en production d'électricité depuis août 2006

35% d'augmentation d'eau potable depuis mai 2006 (soit de l'eau pour 5.2 millions d'Irakiens)

Le recul massif des attaques contre les infrastructures pétrolières, hydrauliques, etc...  déjà amorcé depuis fin 2005

45'000 policiers et militaires irakiens ont fini leur formation depuis août 2006

Le 21 septembre 2006, une seconde province irakienne est passé sous contrôle total des Irakiens. Les trois provinces du Kurdistan irakien seront sous contrôle autochtones d'ici à la fin de décembre 2006. Les autres provinces devraient devenir autonomes en 2007, à l'exception du Triangle Sunnite

Le recul de l'inflation, qui devrait passer de 32% en 2006 à 17% en 2007 et 10% en 2008

L'augmentation du revenu par habitant, de 949$ en 2004 à 1'635$ en 2006 et une projection de 2'319$ pour 2008.

L'augmentation du PIB irakien : de 25.7 milliards $ en 2004 à 47 milliards en 2006 et une projection de 71 milliards $ en 2008

97% des Irakiens du Sud de l'Irak, du bassin de l'Euphrate et Kurdistan se sentent "très en sécurité."

90% des Irakiens se sentent en sécurité en dehors du Triangle Sunnite (qui totalise 37% de la population du pays)

Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas...

D'autres articles sur le même sujet : la réalité irakienne

 

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Vendredi 22 décembre 2006 5 22 /12 /2006 00:00

De l'honnêteté intellectuelle et de Guy Sorman

 

Par Drieu Godefridi, juriste, philosophe, directeur de l'Institut Hayek, http://www.fahayek.org/

Dans Les Enfants de Rifaa, Guy Sorman explique que celui qui s'intéresse à l'islam a deux possibilités : se plonger dans les textes de la foi islamique, ou aller à la rencontre des musulmans ; il y a ceux pour qui « l'islam est un » et ceux pour qui il est « la somme des musulmans ». L'essayiste se range sans hésiter dans la deuxième catégorie.

D'un point de vue épistémologique, la thèse de Sorman (il l'emprunte vraisemblablement à Olivier Roy, mentionné dans sa courte bibliographie) - les textes ne sont rien, seuls comptent ceux qui les portent - apparaît comme un truisme ou une contre-vérité. C'est une truisme de constater que les textes n'agissent pas par eux-mêmes et qu'ils ont besoin de la médiation d'individus, qui leur impriment leur marque, pour façonner le monde. Le Capital de Karl Marx n'a pas créé l'URSS tout seul, il a fallu des marxistes. Mais c'est une contre-vérité manifeste de soutenir que les textes n'ont aucune influence sur la réalité : l'URSS n'aurait point vu le jour, si le Capital n'avait été écrit. Pas de marxisme sans marxistes, pas de marxistes sans les écrits de Marx. L'opposition entre les textes et ceux qui s'en réclament n'est pas seulement paradoxale dans le cas d'un essayiste aussi prolifique que G. Sorman, elle est fausse : l'interprète est important, mais le texte, lorsqu'il présente une certaine cohérence - ce qui est certainement le cas du Coran, de la Sunna et du Fiqh dont c'est d'ailleurs l'objet même -, fixe un cadre. Ce cadre est d'autant plus contraignant dans le cas de l'islam que le Coran est réputé parole divine (ce qui n'est pas le cas de la Bible).

Sorman se fait l'interprète de la vingtaine de musulmans qu'il a rencontrés de par le monde ; des propos intéressants nous sont rapportés. Mais l'islam, comme parole cohérente et millénaire, porteuse du logos divin, est radicalement absent. Cachez ce Coran que je ne saurais voir ! Curieux respect pour l'islam que sa négation comme parole divine, et comme théologie.

A Gilles Kepel, Sorman emprunte la thèse de « l'islamisme à bout de souffle ». Les Enfants de Rifaa date de 2003, ce qui permet d'éprouver un certain nombre des prédictions auxquelles s'y livre l'auteur. Sorman analyse par exemple longuement l'avenir de la révolution islamique iranienne, et son diagnostic est sans ambiguïté : « Que cette sortie de la dictature islamique soit devenue un v?u majoritaire ne fait aucun doute. » « La jeunesse iranienne est devenue si ouvertement anticléricale que les mollahs hésitent à s'approcher des universités en costumes de clerc. » « Ce que souhaitent les Iraniens dans leur grande majorité, c'est le renvoi de la religion à la sphère privée (...). » Conclusion : « La fin de règne, quasi biologique, se rapproche. » D'ailleurs la révolution islamique elle-même n'était nullement un phénomène religieux, explique Sorman, mais un phénomène politique, économique et social ; une explication qui présente deux inconvénients : elle est tellement large qu'elle n'explique rien, et elle fait l'impasse sur la cause dont se réclament la totalité des acteurs (un point de vue « externe radical » qui n'est pas sans évoquer la vision marxiste des croisades) : leur foi. Que l'on revienne à la réalité et l'on se souviendra que deux ans après Les Enfants de Rifaa, l'écrasante majorité des suffrages iraniens se portaient sur la candidature d'un homme qui se proposait - il tient parole ! - de radicaliser la révolution islamique. Autant pour l'essoufflement.

De ce que les textes islamiques n'ont aucune pertinence ou intérêt, il suit, dans la logique de Guy Sorman, que ceux qui plaident pour une réforme théologique de l'islam sont à côté du sujet. Ainsi de Taslima Nasreen, cette apostat condamnée à mort (l'islam ne laisse guère de doute sur la sanction qui frappe l'apostat), contre laquelle Sorman se livre à un réquisitoire qui n'est pas dénué de malveillance. Taslima Nasreen estime que l'oppression des femmes procède du Coran ; dans son livre La Honte, paru en 1994, elle dénonçait, entre autres, le viol de jeunes filles indoues par des musulmans. Sorman affirme que l'oppression des femmes ne procède pas de l'islam mais de « l'oppression partiarcale » qui caractérise le Bangladesh et qu'ainsi elle s'est « trompée de cible ». « Taslima Nasreen a commis un autre impair, plus troublant, poursuit Sorman : elle n'a jamais dénoncé que les viols perpétrés par des islamistes contre des femmes hindoues ; pas une ligne, en revanche, contre les nervis hindouistes qui, en Inde, violent les musulmanes (...). » La conclusion ? « Taslima Nasreen était (et reste) l'alliée des fascistes hindous. » ? relève d'une logique qui n'est pas sans évoquer les procès des Moscou. D'ailleurs, termine Sorman, également critique littéraire, l'oeuvre de Taslima Nasreen est « très médiocre ».

Dernière illustration : le problème des banlieues. Rien à voir avec la religion ou les musulmans, écrit Sorman : le problème des banlieues est un problème arabe. Ethnique. Ou quand le déni de religion conduit à redécouvrir les théories racialistes et ethnicistes. Le principal inconvénient de cette théorie ethniciste des banlieues est d'être dénuée de vraisemblance, constamment démentie par les faits, ridiculisée par les rapports de police : les jeunes noirs ne sont pas moins actifs dans la guérilla urbaine des banlieues que les jeunes arabes. Il n'y a pas davantage de problème spécifiquement « arabe » aujourd'hui en France qu'il n'y avait de problème juif il y a 70 ans.

Les Enfants de Rifaa est un modèle de ce que le journalisme peut avoir de pire : l'auteur n'a pas même tenté d'étudier le sujet dont il prétend entretenir ses lecteurs. Sorman ne connaît pas l'islam, il discute et « sent » la réalité de son sujet à travers les propos de ses quelques interlocuteurs. Son livre encombre ceux et celles qui militent pour une réforme profonde de cet islam dont tout qui sait et veut bien lire le Coran, la Sunna et le Fiqh connaît l'intérêt et la richesse, mais aussi la radicale incompatibilité avec les fondements, non seulement de la civilisation occidentale, mais de la modernité.

Sorman semble considérer qu'il a atteint à une sorte d'expertise générale, qui l'autorise à disserter sur tous les sujets sans exception au motif qu'il a rencontré M. ou Mme  Untel ; Tocqueville superficiel, l'essayiste parcourt furieusement le vaste monde en enfilant des formules désopilantes que n'aurait pas reniées Tartarin de Tarascon : « La Charia saoudienne est cruelle, mais elle n'est pas toujours injuste » Késaco ?, émaillant ses guides d'un routard privilégié d'erreurs historiques fâcheuses : « Le royaume franc de Jerusalem dura un siècle, depuis sa création par Baudouin jusqu'à la reprise de la ville par Saladin en 1187 » - c'est Godefroy de Bouillon qui fonda le royaume franc de Jerusalem en 1099, et c'est en 1244 que les musulmans reprirent définitivement la ville sainte - et de considérations non argumentées mais néanmoins énoncées sur le mode péremptoire, comme l' « erreur historique » de la création de l'Etat d'Israël, sur lesquelles il vaut mieux ne pas s'étendre.

Pour lire les réactions de Guy Sorman à cet article : http://gsorman.typepad.com/guy_sorman/2006/12/new_york_la_men.html


Guy Sorman dispense également sa science au travers d'un blog, d'ailleurs fort intéressant quand il traite de sujets que l'auteur maîtrise, où notre essayiste se réfère régulièrement aux Enfants de Rifaa. Curieusement, dans une note du 20 octobre 2006, il célèbre la Taslima Nasreen néerlandaise, Ayaan Hirsi Ali : « Ecoutons Ayaan Hirsi Ali, écrit Sorman, cette députée néerlandaise qui avec Theo Van Gogh, a durement critiqué l'exploitation des femmes musulmanes perpétrée au nom de l'Islam. » Ayaan Hirsi Ali est une apostat condamnée à mort, une femme qui refuse de se qualifier encore de « musulmane » parce qu'elle considère que l'islam - pas l'islamisme, l'islam - est irréconciliable en l'état avec les institutions les plus élémentaires de la modernité : démocratie, séparation de la religion et de l'Etat, liberté d'expression, égalité hommes/femmes, etc. Et d'inviter sans détour ses interlocuteurs occidentaux à cette démarche parfaitement incongrue aux yeux de l'essayiste planétaire : connaître l'islam. Alors écoutons en effet Ayaan Hirsi Ali, mais en nous souvenant qu'elle défend, avec rigueur, en connaissance de cause et au péril de sa vie, une conception aux antipodes de l'ignorance volontaire de Guy Sorman.

D'autres articles sur le même sujet : les chroniques de Guy Sorman

 

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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /2006 00:00
Petite devinette :
"Pour la première fois, Bush reconnaît l'échec irakien". Vous connaissez cette expression ? Elle est issue d'un titre du Figaro d'aujourd'hui . Je ne vais pas vous faire l'affront de répéter que pour tous les médias, Robert Gates avait aussi admis pour la première fois "l'échec irakien" .
 
Ma question : quelle a été la phrase de Gates, puis celle de Bush, comme avait été celle de Peter Pace, le nouveau commandant en chef de l'US Army en 2005, puis avant lui celle de Donald Rumsfeld en 2004 ?
 
Je vous la donne en mille : «Nous ne sommes pas en train de gagner, mais nous ne sommes pas non plus en train de perdre». 
 
Ce qui est drôle dans cette nouvelle tentative de nous faire avaler des couleuvres, c'est l'article laconique qui suit. En effet, le Figaro cite la phrase originale après en changé le sens dans le titre ! C'est tout à fait regrettable que le quotidien, qui fait honte à Beaumarchais, ne prenne même plus le temps de se relire... Quand on fait de la propagande, au moins la parfaire, que diable ! Qu'auraient dit Fouquet et René Bousquet devant un tel laxisme ?
 
Rappelons au passage que le Figaro nous a dit à tort que Bush avait comparé l'Irak au Vietnam, que 650'000 Irakiens étaient morts, etc, etc... Et comment expliquer cette reprise, dans le même quotidien, de la calomnie envers les néoconservateurs, avec un mois de retard ? Ce fatras de citations hors contexte proposé par Vanity Fair avait été dénoncé par les néoconservateurs eux-mêmes, par David Frum notamment contacté par ce blog, et avait fait l'objet de plusieurs articles dans la presse américaine. Visiblement le Figaro n'est pas à jour, ou se moque bien de l'être.
 
On se retrouve aujourd'hui à lire des grands quotidiens français dont les titres n'ont rien à voir avec le contenu des articles. Cela ne vous rappelle-t-il pas quelques chose ? Si, si. Voici. France-Dimanche. Closer...
 
On a atteint ce niveau. Déjà.  Après la télé-poubelle, la presse-poubelle.
 
 
 
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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /2006 00:00

Si je peux vous conseiller une destination aux Etats-Unis, ce serait sans hésiter le Texas.

Voyager sur la terre de l'"Etoile Solitaire" est une expérience unique. Les Européens voyagent volontiers du côté de New York ou de Los Angeles, mais ils oublient de rentrer à l'intérieur des terres et découvrir les descendants des pionniers. Il n'y a guère que les Américains eux-mêmes - fascinés et agacés par l'extraordinaire réputation des Texans- qui voyagent dans cet Etat.

Pour les médias français, les Texans sont des ploucs. Bien sûr. Les bobos parisiens traitent la vraie Amérique avec autant d'égard que la France d'en bas, c'est-à-dire aucun. Ecoutez-les : ces Texans s'inquiètent de l'immigration, les ignares ! Ils croient en Dieu, les abrutis ! Pire encore, ils sont patriotes, fiers de ce qu'ils sont, tolérants envers les homosexuels sans être soumis à leur lobby, modérément écolos et attachés à leurs traditions familiales. Ils sont normaux. Ce qui les destine à la vindicte de ceux qui veulent tout détruire.

On vous dira que les Texans sont des gens hostiles. Ce sont les Américains les plus ouverts que j'aie jamais rencontrés. On vous dira que les villes sont peu sûres. Vous vous sentez plus en sécurité que sur les Champs-Elysées. On vous dira qu'ils sont peu intelligents. Le vrai peuple est toujours sous-évalué par ceux qui le méprisent.

J'ai fait des rencontres plutôt originales dans les environs de Dallas. Parmi lesquelles Tom Bowden, républicain convaincu et ami de William Reymond, le journaliste d'investigation français qui a publié de nombreux livres sur l'assasinat de JFK . Au détour d'une rue, j'ai aussi rencontré des anciens combattants, toujours suspicieux d'entendre parler français dans un lieu aussi improbable. "Ils me semblent que les Français sont restés communistes" m'a dit l'un d'entre eux, plus surpris encore lorsque j'acquiesçais avec vigueur ! Plus tôt, Tom Bowden m'avait raconté en souriant : "Lorsque j'ai accompagné William [Reymond] à Paris, les gens ne voulaient pas savoir que je soutenais Bush. Là-bas, il ne doit y avoir aucun débat sur le sujet."

Un après-midi, alors que je pillais littéralement un Barnes & Noble, la célèbre chaîne de librairies,  le vendeur amusé m'annonça que je venais de manquer George P. Bush, le neveu du Président), avocat à Dallas qui faisait ses emplettes dans le magasin ! Dans le même style, apprenant que je m'intéressais au Président, mon "ami" (car vous devenez "ami" avec tous les taxi drivers étrangers sitôt que vous rentrez dans leur voiture), un chauffeur palestinien, s'est perdu dans un monologue sans fin sur les habitudes de Bush à Dallas. Une chose est sûre : mieux vaut ne pas critiquer le Président sur ses terres. Dans les kiosques, les magazines trop outranciers envers Bush étaient présentés à l'envers...!

Le point fort de ce voyage a été Fort Alamo, que j'ai visité le jour du 170e anniversaire. Détail qui a son importance puisque des Mexicains ont chargé Crockett & Cie sur la place centrale de la ville, devant le fort, au milieu du fracas des canons et des mousquets ! Les reconstitutions historiques à l'américaine sont très impressionnantes. Un conseil, si vous regrettez que l'on ait oublié Austerlitz, passez l'Atlantique :  en 1998, à Gettysburg, en Pennsylvanie, 20'000 acteurs ont fait revivre la bataille pivot de la Guerre de Sécession en live. A tel point que l'offensive majeure de la bataille ("la charge de Pickett") a été reconstitutée à l'échelle 1/1, voyant 13'000 Sudistes charger un mur de pierre défendu par 7'000 Fédéraux ! Vous y étiez . Les moyens étaient plus modestes à San Antonio ce jour-là, 5 mars 2006, mais le résultat était tout aussi éblouissant. Le mythe du Fort Alamo est toujours vivace. Comme le sont ceux du rodéo et de la... NHL.

D'abord le "bull riding". Dans le film "Borat", que je n'ai pas encore vu mais dont j'ai regardé la bande-annonce, le héros du film se rend à un rodéo qui ressemble fortement au Fort Worth Stockyards, cette ville où se rassemblaient les troupeaux de boeufs après leur périple dans les grandes Plaines et un premier arrêt dans la mythique ville d'Abilene, toute proche. Je suis quasiment certain qu'il s'agit du même show. Une - magnifique - cow girl défilait dans l'arène, à cheval, arborant le drapeau américain. Tout le monde était debout, alors que la sono entonnait "I'm proud to be an American", puis une prière pour "ceux qui dirigent l'Amérique" et enfin l'hymne national. Peuple le plus patriote du monde, les Américains trouvent cette manifestation de fierté tout à fait normale. Moi-même issu d'une région fière de son drapeau et de ses particularités, je n'ai pas été surpris, mais si vous aviez pu voir la tête du Russe devant moi... Il est depuis inscrit au programme Green Card, à coup sûr !

Puis la NHL. Comment passer aux Etats-Unis en hiver (je précise, il faisait... 35 degrés) sans goûter à la folie du hockey, véritable institution nationale ? Les Dallas Stars contre les Colorado Avalanches, l'affiche était attrayante à plus d'un titre. En hiver, les Texans voyagent vers le nord pour aller skier (à Vail et Aspen, notamment), et les gens du Colorado s'agacent de cette migration massive et bruyante. Depuis, c'est la rivalité constante entre les deux clubs. Dans l'arène AA de Dallas, pleine à craquer de 50'000 spectateurs, les Dallas Stars ont écrasé les Avalanches 5 à 1 durant un match épique où les joueurs des Stars ont battu des records de pénalités pour bagarre. On est Texan ou on ne l'est pas.

Gavé aux repas texans (un mix entre la nourriture mexicaine et américaine), j'ai quitté la région en me promettant de revenir. Cette fois à Houston, où je ne me suis pas arrêté. Ce n'est que partie remise. Il faudra bien que j'aille m'aérer chez ceux qui savent se tenir droit, en témoigne le Dallas Morning News qui a le courage de mettre les musulmans locaux sous pression.

L'islam radical n'a aucune chance de briser le moral de ce peuple courageux. Comme le dit le slogan : prenez le Texas au sérieux.

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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /2006 00:00

L'Esprit Saint, en donnant la vie et la liberté, donne également l'unité. Il s'agit ici de trois dons inséparables les uns des autres. J'ai déjà parlé trop longuement; permettez-moi toutefois de dire encore un mot sur l'unité. Pour la comprendre, une phrase peut se révéler utile même si, au premier abord, elle semble plutôt nous éloigner de celle-ci. A Nicodème qui, dans sa recherche de la vérité, vient une nuit poser des questions à Jésus, celui-ci répond : "L'Esprit souffle où il veut" (cf. Jn 3, 8). Mais la volonté de l'Esprit n'est pas arbitraire. C'est la volonté de la vérité et du bien. C'est pourquoi il ne souffle pas n'importe où, se tournant une fois de ce côté-ci, et une autre de ce côté-là ; son souffle ne nous disperse pas mais nous réunit, parce que la vérité unit et l'amour unit. L'Esprit Saint est l'Esprit de Jésus Christ, l'Esprit qui unit le Père avec le Fils dans l'Amour qui, dans l'unique Dieu, donne et accueille. (...) L'Esprit souffle où il veut, et sa sainteté est l'unité faite corps, l'unité qui rencontre le monde et le transforme.

Benoît XVI

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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /2006 00:00

 La coalition multinationale emmenée par les Etats-Unis et le gouvernement irakien annoncent les captures suivantes:

Ramadan Muhammad Salih Ahmad  "émir" d'Al Quaida, fondateur du principal mouvement attaché à Al Quaeda en Irak.

* Taha Ahmad Pir-Dawud Ahmad, "émir" suprême d'Ansar Al Sunna et chef associé à Al Quaeda.
‘Adnan ‘Abdallah ‘Alaywi Muhammad, assistant personnel de Ahmad, membres important d'Al Quaeda

*-Hatim Abd-al-Ghafar Muslim Muhammad, chef d'Al Quaeda pour les régions d'Al Qa’im et de l'Ouest d'Al-Ambar
‘Abd-al-Basit ‘Abd-al-Razzaq Hasan ‘Ali, chef d'Al Quaeda pour la ville de Tikrit.
* ‘Ali Hasayn ‘Ali “Abdallah, chef d'Al Quaeda pour la ville de Baqubah.
Amjad ‘Abd-al-Sattar Muhammad ‘Ali, chef d'Al Quaeda pour la ville de Ramadi et l'Est d'Al-Ambar.
Sa’id Jasim Muhammad Khudayyir al-Jadid, chef d'Al Quaeda pour la ville de Bayji.
Husayn Khudayyir ‘Abbas Majid, chef d'Al Quaeda pour la ville de Bazayiz.
Salih Khudayyir Salman Jadi, chef d'Al Quaeda pour la ville de Fallujah.

Le rapport officiel de la Coalition et du gouvernement démocratique irakien

Pour voir les belles têtes de vainqueurs des nouveaux locataires des prisons irakiennes, cliquez ici  (fichier pdf - mais ne sont-ils pas mignons ?)

On apprend aussi sur le site de la Coalition que le chef d'Al Quaeda Umar Faruq, qui a planifié les attentats de Bali en octobre 2002, a été tué le 25 septembre 2006 par les Britanniques à Bassora.

Ne cherchez pas d'échos de ces extraordinaires nouvelles dans vos journaux et télévisions, cela ne figurera nulle part. 

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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /2006 00:00

C'est la conclusion d'un nouveau rapport publié hier à Vienne. (pdf)

Le rapport dénonce - à raison - les multiples comportements haineux dont sont victimes les musulmans à travers l'Europe, que ce soit verbalement ou physiquement.

Ce qu'il ne relève pas, c'est l'affaire des caricatures et le discours du pape, vous savez ces évènements qui ont conduit plus de musulmans à manifester dans les rues que les attentats du 11 septembre...

Les Européens devraient-ils accepter de voir des musulmans brûler leurs drapeaux, les traiter d'"infidèles" et de "racistes" parce que des dessinateurs de presse ont osé faire leur métier dans la démocratie libre où ils vivent ? 

Les Européens ne devraient-ils pas avoir le droit de faire ce que les musulmans font ? C'est-à-dire publier des livres insultant les représentants d'une autre religion. Le nouveau best-seller turc (ci-dessous), qui raconte l'assassinat du pape Benoît XVI, est une preuve flagrante que la tolérance selon l'islam est unilatérale.

On attend donc, logiquement, en accompagnement de cet exposé sur "l'islamophobie", un autre rapport de l'EUMC sur l'occidentophobie des pays musulmans et des musulmans habitant au sein de l'Union Européenne.

On risque d'attendre longtemps. 

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http://drzz.over-blog.org/article-3953344.html

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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /2006 00:00

Note de leroidavid, 15 décembre 2006

Vous êtes bien sûr au courant que, il y a quelques jours, le juge français Bruguière a transmis une ordonnance au parquet, accusant Kagame, l'actuel président du Rwanda, d'être coupable d'avoir abattu l'avion présidentiel en 1994, et accusant également les Tutsis d'être responsables du massacre des Tutsis commis par les Hutus. Il s'agit là d'une falsification historique de grande ampleur, et d'une abjection morale rarement vue : lire l'article
L'un des buts du juge , semble être de masquer la participation directes des soldats français à ce génocide (assassinats de Tutsis, viols répétés de femmes Tutsies, etc.). Je signale que Serge Farnel [journaliste à la Metula News Agency] a écrit une enquête détaillée sur l'implication française dans ce génocide, enquête dont le titre est "Un étendard sanglant à laver", et qui en est déjà à sa 19ème partie (!) :

Par Serge Farnel, Metula News Agency, www.menapress.com

La France participait à « l’élaboration de la stratégie du génocide » rwandais

 C’est ce qu’a déclaré le témoin Kayimahe Vénuste aux membres de la commission, en évoquant les nombreuses réunions qui eurent lieu entre des officiels français et de hauts politiques et militaires rwandais. Des réunions que Kayimahe organisait dans le cadre de son emploi au Centre culturel français de Kigali. Ainsi a-t-il évoqué une réception officielle qui fut tenue, en 1989, à la Résidence de France à Kigali, en l'honneur d’officiers coopérants militaires français, alors fraîchement débarqués au Rwanda. Selon le témoin, l'ambassadeur français, Georges Martres, les aurait présentés aux invités comme étant attachés au département d’assistance militaire (le coeur de la coopération militaire franco-rwandaise) avant de leur préciser qu’ils allaient, en toute illégalité, soutenir l’armée rwandaise aux fins de faire échec à une attaque de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR, armée rebelle à majorité tutsie). Le témoin a, par ailleurs, précisé qu’eurent lieu de nombreuses réunions rassemblant, autour d’une même table, des extrémistes du régime rwandais et des officiels français. Des réunions au cours desquelles les stratégies relatives aussi bien à un « front commun des Hutus contre le FPR (Front Patriotique Rwandais, mouvement rebelle à majorité tutsie, ndlr) » qu’à une « défense civile » auraient été conçues et débattues.  

La France formait les génocidaires

C’est ce que sont venus confirmer de nombreux témoignages, tel celui du député Jean Marie Vianney Gatabazi, qui était, entre 1990 et 1994, agent de l'administration territoriale à Byumba, près de la zone des combats. Lors de sa déposition, il a déclaré que la France avait formé les instructeurs des membres de l’armée ethnique des Forces Armées Rwandaises (FAR) ainsi que des milices génocidaires Interahamwe. Gatabazi a fondé cette dernière affirmation sur les confidences qui lui avait été faites, en mars 1994, par l’un de ses amis, le lieutenant Innocent Mburuburengero. Alors membre des FAR, ce dernier avait été formé à Kotakoli (République Démocratique du Congo (RDC), ex-Zaïre) par des militaires français, avant d’être envoyé à Kibungo, pour participer, sous la supervision directe d’instructeurs français, à la formation de près de 600 miliciens génocidaires !

 Une accusation corroborée par le témoignage de l’actuel député à l 'assemblée nationale rwandaise, Elysée Bisengimana, qui, de 1987 à 1992, était étudiant à Nyakinama. Il a indiqué se souvenir que, sur le terrain de sport du campus au sein duquel étaient hébergés des soldats français, ces derniers formaient miliciens et soldats des FAR.

 Le témoin Jean Damascène Nyandwi a également confirmé cette accusation, appuyant sa déposition sur les confidences de quatre Interahamwe qui l’avaient assuré avoir été formés par les Français à Kanamba et à Gishwati afin d’être en mesure, le moment venu, de barrer la route au FPR. « D'ici peu, la sang va couler à flot », se plaisaient-ils à dire à leur retour de formation, alors qu’ils regagnaient leur village et tandis que les militaires, eux, regagnaient leurs casernes.

 Quant au témoin Martin Ndamage, actuellement colonel dans l'armée rwandaise, et anciennement membre des FAR, il a déclaré à la commission avoir été personnellement témoin de l'implication directe des soldats français, aussi bien dans l’instruction militaire et paramilitaire que, directement, dans les combats de Nyakinama, Kinigi, Cyeru et Gabiro.

La France savait que se préparait un génocide 

C’est ce qu’est notamment venu expliquer le témoin Jacques Bihozagara, dont nous avions communiqué aux lecteurs de la Ména un extrait du discours qu’il prononça, il y a deux ans et demi à l’Unesco [lire : "Rwanda (8) Les victimes face aux tentatives de justification de leur génocide"], alors qu’il occupait les fonctions d’ambassadeur du Rwanda à Paris. Avant cela, entre 1990 et 1994, il était représentant en Europe du FPR. C’est à ce titre qu’il accompagna, en 1992, une délégation à l’invitation transmise par Paul Dijoud, alors directeur Afrique au Quai d'Orsay. Dijoud, qui avait alors un certain Dominique de Villepin pour adjoint, avait proposé sa médiation aux fins de sortir le Rwanda du conflit qui opposait le FPR (tutsi) aux autorités rwandaises (hutues à l’époque).

 Selon Bihozagara, la France avait fait la sourde oreille à ses explications relatives à la nature du régime du président Habyarimana ; des explications destinées à faire comprendre à ses interlocuteurs les raisons profondes de la guerre que menait le FPR. Il a rapporté que Paul Dijoud aurait directement menacé les membres de la délégation tutsie en ces termes exempts de toute équivoque : « Si vous ne déposez pas les armes, vous trouverez tous les vôtres déjà exterminés à votre arrivée à Kigali ! ». Jacques Bihozagara, s’adressant aux membres de la Commission Nationale Indépendante, leur demanda s’il convenait de considérer les propos du diplomate français « comme une prophétie ou bien comme une apologie du génocide ». Le témoin a envisagé à la barre la probabilité selon laquelle « Paul Dijoud était au courant de ce qui se tramait, étant donnés les liens étroits qui unissaient son gouvernement à celui du Président Habyarimana ».

 Mais Jacques Bihozagara ne s’est pas contenté de cette anecdote pour affirmer que la France savait pertinemment que le génocide était planifié. Il s’est également appuyé sur le Rapport d'Enquête Internationale réalisé en 1993 par plusieurs ONG. Un rapport qui faisait état des signes avant-coureurs du génocide, et qui fut remis, par un groupe de femmes rwandaises, en main propre, à l'épouse de François Mitterrand, alors que celle-ci présidait à Bruxelles une réunion de son association France Liberté.

 Il s’est aussi appuyé sur le contenu des télégrammes de Roméo Dallaire, alors Chef militaire de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (Minuar). Des télécopies qui alertaient – sans laisser planer le moindre doute - de l’imminence du génocide, et qui furent adressés aussi bien à l’Union Européenne qu’au Conseil de Sécurité, dont il convient de rappeler que la France est membre permanent.

La France manipulait l'opinion tandis qu'elle camouflait la préparation du génocide 

Au cours de sa déposition, Bihozagara a affirmé que les autorités françaises avaient opté pour une stratégie de communication inversant la situation qui prévalait alors au Rwanda. Alain Juppé, alors ministre des Affaires Etrangères, évoquait l’imminence d’une « guerre de l'Ouganda contre le Rwanda pour créer l'empire Hima-Tutsi ». François Mitterrand, quant à lui, digressait volontiers sur le thème d’une « guerre entre serfs et seigneurs », tandis que son chef d’état major personnel, le général Quesnot, mettait sur pied le concept de « Khmers noirs », à la seule fin de dénigrer le FPR. « En nous ayant mis dans la même catégorie que les Khmers rouges du Cambodge », a déclaré Jacques Bihozagara, « on entendait créer l’impression, dans l’opinion publique, que le FPR était un groupe rebelle inhumain ». Et le témoin d’insister ensuite sur la guerre médiatique sans merci diligentée en France contre le FPR tutsi, notamment par l’intermédiaire des reportages réalisés pour RFI par feu Jean Hélène. Le témoin précisa que les journalistes de RFI qui commençaient à expliquer correctement la nature du conflit rwandais étaient systématiquement écartés des ondes par leur direction.

 Bihozagara n’a pas hésité un seul instant à affirmer que la France, qui savait que se préparait un génocide, avait choisi de « camoufler la réalité ».

 Une accusation que corrobore le témoignage du sénateur Iyamulemye Augustin. Celui-ci dirigea le service des renseignements intérieurs du bureau du premier ministre rwandais entre 1992 et 1994. Il a indiqué à la Commission que les soldats français contrôlaient le Centre Criminel de Recherche et de Documentation, connu également sous le nom de fichier central. Selon le témoin, les Français ont usé de ce pouvoir pour occulter systématiquement les preuves relatives à l’augmentation de la criminalité et de la violence au Rwanda à l'approche du génocide.

 La France tuait les Tutsis tout en feignant de les protéger 

 L’opération pseudo humanitaire Turquoise n’a pas non plus été épargnée par les « témoins de contexte ».

 Pour Jacques Bihozagara, la France aurait usé de son influence pour créer cette opération sous prétexte de secourir les populations tutsies menacées de génocide, alors que ce n’en était absolument pas la raison. L’ancien ambassadeur illustra son accusation par le fait que « le site de Murambi, qui héberge aujourd'hui les restes des dizaines de milliers de victimes du génocide, était en plein coeur de la zone Turquoise ».

 Que penser également de la déposition d’Elysée Bisengimana qui, pendant le génocide, se trouvait chez lui, dans l'ex-Province de Cyangugu ? Il se souvient avoir été témoin oculaire de l'entrée des soldats français dans le cadre de Turquoise. « A leur arrivée à Cyangugu », a déclaré Bisengimana à la commission, « les militaires français ont été accueillis triomphalement par les Interahamwe, les miliciens hutus qui étaient en train de commettre le génocide, lesquels brandissaient des calicots sur lesquels on pouvait lire « Vive la France » ou « Vive le MRND » [2] et qui agitaient des drapeaux de la République française ». Le témoin a, par ailleurs, fait part de la rapidité avec laquelle s’était alors installée la collaboration entre les soldats français et les miliciens génocidaires : patrouilles communes, opérations conjointes aux frontières, ainsi qu’à des barrages où, sur la base de la mention ethnique qui figurait sur les cartes d’identité rwandaises, les soldats français ne laissaient passer que les Hutus. Un scénario que le témoin Gatabazi a également confirmé avoir constaté sur des barrières à Nyabugogo, près de Kigali, ainsi qu’à Kirenge, près de Shyorongi.

 Quant au témoin Jean Damascène Nyandwi, il a traversé le génocide dans l'ex-province de Gikongoro, qui faisait partie de la Zone Humanitaire Sûre (ZHS) mise en place par la France dans le cadre de Turquoise. Il a indiqué que les soldats français y pourchassaient les Tutsis, prétextant qu’il s’agissait de soldats du FPR qui auraient infiltré la ZHS. M. Nyandwi a affirmé dans son témoignage que « les personnes capturées étaient conduites vers une destination inconnue. J'ai comme l'impression », a-t-il conclu, « que les Français avaient des appareils qui leur permettaient de savoir où les gens s'étaient cachés ».

La France préparait la reconquête du Rwanda

 De multiples témoignages sont enfin venus appuyer la thèse d’une stratégie de reconquête du Rwanda à partir de la République Démocratique du Congo.

 Il s’agissait d’abord, pour la France, d’exfiltrer les génocidaires du Rwanda vers la RDC. Le témoin Nyandwi a rapporté qu’à Gikongoro, où, à la demande du gouvernement génocidaire qui fuyait l'avancée du FPR (tutsi), des centaines de milliers de personnes, à majorité hutue s'étaient réfugiées, avait été organisé un grand rassemblement populaire au cours duquel les soldats français lancèrent aux populations hutues : « Si vous ne fuyez pas vers le Zaïre, les Inkontanyi (nom des soldats du FPR, ndlr) vont vous égorger », tout en mimant le geste de l’égorgement, afin de pallier à leur méconnaissance du Kinyarwanda.

 Selon le témoin Martin Ndamage, cette fois-ci, la France continua à soutenir les forces génocidaires, même une fois qu’elles se furent exilées au Congo. Ndamage fut l’un des signataires de la Déclaration de Kigeme qui condamnait le génocide et se désolidarisait du gouvernement génocidaire. Par crainte d’affrontements à Kigeme, entre dissidents et forces loyalistes, ils furent aussitôt démis de l’armée et évacués vers Kavumu, au Congo, où la France avait établi une base militaire.

 Une fois le FPR au pouvoir à Kigali, entraînant l’exil des forces génocidaires en République Démocratique du Congo, Martin Ndamage et ses collègues parvinrent à rencontrer le général Roméo Dallaire, ce, en dépit de l’opposition des soldats français. D’un commun accord, ils manifestèrent alors leur intention de rentrer au Rwanda. A la tombée de la nuit, le témoin a narré comment ils furent brimés et désarmés par les soldats français, au motif qu’ils s’opposaient au gouvernement hutu en exil en RDC. Ce gouvernement qui venait pourtant de commettre un génocide ! Les soldats de Turquoise leur assénèrent : « Nous ne pouvons pas continuer de rester avec vous ici alors que vous vous opposez à votre gouvernement ! ».

 Autant de témoignages qui appuient l’accusation selon laquelle la France aurait tenté d’entretenir les forces génocidaires sur les hauteurs du Kivu, dans l’est du Congo, afin de les préparer à reconquérir le Rwanda par la force. En toute connaissance de ce que près d’un million de civils venaient d’être exterminés par leurs protégés...

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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /2006 00:00

Un officiel du Pentagone, membre du Iraq Survey Group, le groupe formé à l'automne 2003 pour rechercher des Armes de Destruction Massive en Irak, s'est exprimé à ce propos le 19 février 2006, lors une conférence du renseignement à Alexandrie, en Virginie.  

Le sous-secrétaire à la Défense John A Shaw a ainsi expliqué que les Spetsnaz, les forces spéciales russes, ont aidé les Irakiens à déplacer et cacher leurs ADM en Syrie et au Liban. Ses sources, confirmées par les services secrets ukrainiens, donnent un panorama exhaustif des relations russo-irakiennes avant le début de la guerre en Irak, en 2003 :

Conférence de John Shaw

A lire également, le dossier qui offrent d'autres pistes concordantes, de sources américaines, irakiennes, syriennes et russes.  

Rappelons également que les experts américains ont observé qu'une parade du Parti Baas en janvier 2002 montrait des armes non conventionnelles qui ont disparu depuis le début de la guerre, en mars 2003, et qui sont toujours introuvables (Richard Miniter, in "Myth : Iraq had no WMD" in Disinformation, the 22 media myths that undermine the war on terror, Regnery p. 104).

Hans Blix, le 27 janvier 2003, a affirmé dans son rapport que les inspecteurs de l'ONU avaient découvert, fin 2002, que l'Irak de Saddam Hussein produisait du gaz VX ainsi qu'un gaz proche du gaz moutarde, le thiodiglycol. Blix a également démontré que l'Irak produisait des missiles interdits. Certains de ces missiles (Al-Hussein) ont été détruits devant les yeux de tous au milieu de la crise, au printemps 2003. (Miniter, op.cit., p. 100)

Le sous-secrétaire à la Défense Shaw, spécialisé dans la technologie internationale, estime, notamment avec le lieutenant-général Mc Tierney, ancien membre de la commission de l'ONU pour la recherche d'ADM en Irak, Charles Duelfer, membre de l'ISG, et George Sada, général adjoint des forces aériennes irakiennes sous Saddam Hussein, que la communauté du renseignement américain ne veut pas exploiter le matériel liant l'Irak de Saddam Hussein à la Russie, la Chine et la France pour des raisons politiques. Avec Téhéran en pleine course à l'armement, la Maison Blanche dément systématiquement toute information qui pourrait salir la réputation de ces trois pays afin de s'assurer leur vote au Conseil de Sécurité dans la crise iranienne.  

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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /2006 00:00

Haro sur les "pacifistes" ! Ce mot leur a été bien trop généreusement accordé ! Il n'agissent pas pour la paix, mais bien contre elle. Et s'ils clament vouloir, en théorie, les Droits de l'Homme pour tous, ils font les fines bouches dans la réalité.   

Halte à l'hypocrisie ! Les pacifistes ne méritent pas de se référer à la paix. Changeons donc leur appellation. Désormais ils seront plus justement définis comme des "passivistes" : de vieux radeaux gauchistes et pétainistes, dérivant loin de toute morale, engoncés dans leur petite vie égoïste, caressant les mythes fallacieux du "palestinisme", du "socialisme" et du "millénarisme écologique" dont ils se drapent pour donner la leçon aux autres.

Champions de la compassion à distance, vouant une haine maladive à l'ordre, la morale, la démocratie, la discipline et la liberté - pourtant les bases de toute civilisation à succès -, ils déboulonnent nos sociétés de leur socle. Austerlitz ? Une bataille menée par des centaines de milliers de soldats français,  blancs pour la plupart, et - tare suprême ! - chrétiens, ce qui les exclut définitivement de toute cérémonie du souvenir. A moins que vous soyiez Maghrébin, homosexuel, transsexuel, polygame ou prêtre pédophile, vous avez peu de chance de figurer dans une production française de l'ère contemporaine. On vous accordera bien un film sur l'Algérie, mais pour dénoncer les tortures de l'armée française - tortures qui équivaudraient, nous dit-on sans rire, les atrocités du FLN. L'heure est à l'auto-flagellation, chers Français !

Le pire dans tout cela n'est pas le handicap mental des passivistes - en démocratie, les imbéciles ont aussi droit au chapitre - mais les résultats concrets de leur handicap mental. Voyez-vous, la France ne va pas mal, elle va très mal. La population française voit l'horizon avec inquiétude et se pose de sérieuses questions sur l'immigration, l'économie, la sécurité... Mais il lui est impossible de trouver les réponses à ses questions dans les médias. Les passivistes y sont bien implantés, et jugulent les vannes du "politiquement correct" sans résistance. Et c'est là que le bât blesse.

A mesure que la France chute, et que nous la regardons chuter sans s'indigner, nous voilà devenus, directement ou indirectement, des passivistes à notre tour.

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