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drzz

Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /2006 00:00

 Cette rubrique donne la parole à des intellectuels, des politiciens ou de simples citoyens qui défendent la liberté à travers le monde. Si vous voulez y écrire, n’hésitez pas en écrivant à drzz7@hotmail.com 

Jean-Louis Caccomo : Docteur en sciences économiques de l'université d'Aix-Marseille II. Maître de conférences à l'université de Perpignan. Expert international impliqué dans de nombreux programmes de coopération (Maroc, Algérie, Ukraine, Thaïlande, Mexique, Syrie, Comores, Chine, Canada).

Comprendre l'économie

Il est difficile de soutenir, sans aucune forme de discussion, que l’économie de marché répartit mal les richesses. Montrez moi dans l'histoire ou sur la planète un lieu, une communauté humaine dans laquelle les inégalités auraient disparu. Seule l'économie de marché a apporté au plus grand nombre une espérance nouvelle. Il est donc plus juste de dire que l'économie de marché répartit les richesses selon des principes économiques rationnels et non plus selon des principes politiques arbitraires. Si l'on arrête le film économique pour avoir une image statique de la réalité, on observera en effet de grandes inégalités de revenu. Mais ces inégalités, si elles sanctionnent des différences de performances, de productivité et de talent, permettent en dynamique une élévation générale et continue du niveau de vie de la population. A vouloir redistribuer et réduire aveuglément les écarts de revenu, prenons garde de ne pas casser le film économique...

 On peut convenir que ces principes économiques ne doivent pas être le seul ciment social ; et les économistes sérieux n’ont jamais prétendu le contraire car l’économie est avant tout affaire de comportements humains et de repères éthiques ; et il ne serait y avoir de choix sans l’existence de valeurs humaines fondamentales. Le marché est tout autant un fait social qu'une réalité économique. L'entreprise est tout autant une organisation d'homme, une aventure humaine qu'une unité de production. De toutes les façons, et fort heureusement, le lien social ne se décrète pas dans les ministères – de même que la culture ne se joue pas dans les maisons de la culture - et ne se construit pas dans les textes administratifs.

Mais il est tout aussi illusoire et périlleux de nier purement et simplement la réalité et l’action des principes économiques. Il ne peut y avoir de progrès social sans une assise économique solide ; et c’est l’économie de marché qui fournit partout et toujours cette assise. Autant l’admettre le plus rapidement possible si l’on veut éviter de plus grands problèmes. Les pays qui sont parvenus aujourd'hui aux limites du socialisme sont désormais les premiers à le reconnaître [1].

 Une partie de la population demeure exclue de la production et la distribution des richesses. L’Etat a sans doute le devoir d’exprimer la solidarité nécessaire envers les plus démunis. Mais d’une part, il n’y a aucune raison d’attribuer à l’Etat le monopole de la solidarité ; d’autre part, cette solidarité officielle ne doit pas instituer des mécanismes qui pérennisent l’exclusion et entravent le développement du marché. Il n’est pas du tout évident que l’Etat doive avoir le monopole de la solidarité sociale car c’est une manière pour les individus de se débarrasser de leur responsabilité en cette matière et de faire jouer à fond, et dans le même temps, leur égoïsme et leur bonne conscience.

Enfin, s’il reste évident que les richesses sont très mal réparties en France, force est de constater que ce pays n’est certainement pas un laboratoire du libéralisme.

 Jean-Louis Caccomo,

Perpignan, le 1er août 2006

 

[1] Je reviens d'une mission d'expertise en Algérie où j'ai pu observer cette demande (et cette soif) de libéralisation de la part des acteurs économiques mais aussi des décideurs publics qui souffrent de l'absence d'un secteur privé. Ils ont pu expérimenter sur le terrain cette vérité première: même l'Etat n'a pas intérêt à étouffer le secteur privé. De sorte qu'en l'absence d'une base productive solide et fiable, le fait de disposer d'abondantes liquidités liées à l'embellie pétrolière (car ce que les pays consommateurs appellent "crise pétrolière", les pays producteurs le nomment "embellie") constitue même un problème. A défaut de pouvoir les injecter dans l'économie, ces liquidités sont oisives. Et pour peu qu'elles soient purement distribuées en revenu, elles seront source d'inflation.

 

Jean-Louis Caccomo

http://caccomo.blogspot.com/

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Vendredi 1 septembre 2006 5 01 /09 /2006 00:00

 L'histoire se répète. A avoir choisi le déshonneur, l'Espagne de Zapatero s'apprête à connaître encore une fois la guerre :

Actualisé le 01 septembre 2006 : 09h05  Un réseau d'islamistes armés démantelé en août bénéficiait de complicités dans l'armée et dans la classe aisée marocaine.
 
LE DÉMANTÈLEMENT d'un réseau terroriste met depuis plusieurs semaines l'appareil sécuritaire marocain en émoi. Selon Rabat, les membres du groupe baptisé Ansar el-Mahdi avaient prévu de lancer une vague d'attentats de grande ampleur avec à la clé des attaques contre des ministères et des diplomates étrangers. Entendu la semaine dernière par une commission parlementaire, le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, a affirmé que les djihadistes mis hors état de nuire préparaient des opérations contre des cibles sensibles, des intérêts étrangers et des personnalités marocaines. Intervenant aux côtés de son ministre délégué Fouad Ali el-Himma, l'homme de confiance du roi, le ministre a précisé que les membres de l'organisation islamiste disposaient de «quantités de matières servant à fabriquer des explosifs beaucoup plus importantes que celles saisies lors des attentats terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca». Et avant-hier, la police a précisé que les membres du réseau avaient prévu de capturer des responsables politiques de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) dont le ministre des Finances, Fathallah Oualalou, et le ministre de l'Aménagement du territoire, Mohammed el-Yazghi.
 
Commises par douze jeunes kamikazes issus des bidonvilles, les attaques terroristes de Casablanca en 2003, avaient visé des établissements publics fréquentés par une clientèle cosmopolite et des lieux de rencontre de la petite communauté juive. Ils avaient fait 45 morts. Les autorités marocaines avaient réagi en arrêtant des milliers d'islamistes présumés. Les enquêtes policières avaient révélé l'existence d'une nébuleuse peu structurée mais prête à basculer dans l'action violente. Plus de 50 cellules de radicaux islamistes, dont certaines auraient été liées, à en croire les services de sécurité, à al-Qaida, ont été détruites et plusieurs centaines de suspects condamnés à des peines de prison. Parmi eux, un certain Hassan el-Khattab, condamné à deux ans de réclusion.
 
Sorti de prison l'an dernier, Khattab, alias Abou Oussama, est décrit sous les traits d'un chef du réseau démantelé fin juillet. Surveillé depuis plusieurs mois, il a été appréhendé avec une cinquantaine de personnes. Dans un premier temps, Khattab a été présenté comme un islamiste radical projetant de fonder un maquis dans les montagnes du Rif dans les régions de Nador et Ouezzane. Il organisait des entraînements paramilitaires dans une forêt de Salé, près de Rabat, à l'occasion desquels des explosions étaient provoquées à distance par le biais de téléphones portables.
 
Sa stratégie s'inspirerait du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien implanté en Kabylie. Elle rappelle le cas Richard Robert, ce Français converti à l'islam condamné en septembre 2003 au Maroc à la réclusion criminelle à perpétuité. Vivant de petites combines, plutôt paumé, le jeune homme originaire de Saint-Etienne voulait créer une cellule combattante clandestine dans les environs de Tanger.
 
Mais cette fois, le profil des personnages impliqués dans le réseau Ansar el-Mahdi dépasse le cadre de simples marginaux rêvant en petit comité de revanche religieuse. Khattab bénéficiait de complicités dans les forces de sécurité. Il pouvait compter sur l'appui de trois gendarmes dont l'un était en poste au Centre national de télédétection spatiale et d'un policier affecté à Rabat. L'infiltration des milieux sécuritaires par des fondamentalistes a suscité l'inquiétude, même si le ministre de l'Intérieur se veut rassurant. «Le nombre des éléments de l'armée et des services de sécurité est insignifiant», a déclaré hier Chekib Benmoussa. Selon des informations d'al-Ittihad al-Ichtiraki, le journal de l'USFP, des limogeages et des changements ont été opérés dans l'armée marocaine et à la Direction de la surveillance du territoire (DST).
 
Khattab avait également féminisé les rangs de son unité djihadiste en recrutant dans les classes aisées. Quatre Marocaines lui ont fourni une aide substantielle. L'une d'entre elles, surnommée Oum Saäd, aurait fourni 13 500 euros au réseau pour des achats d'armes. Voilées à l'afghane, deux de ces femmes sont mariées à des pilotes de ligne de la compagnie Royal Air Maroc (RAM). Une autre était en contact avec l'épouse d'Abdelkrim el-Mejjati, un ancien membre d'al-Qaida abattu en Arabie saoudite lors d'une opération antiterroriste en mars 2005. Fils de bonne famille, le Casablancais Mejjati est présenté comme le cerveau présumé des attentats à la bombe de Madrid de mars 2004.
 

 

 

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Samedi 2 septembre 2006 6 02 /09 /2006 00:00

Il y a quelques jours, j'ai vu pour la première fois le film United 93, que je n'avais pu regarder plus tôt, dans les salles, pour des raisons d'agenda surchargé. Quel film. Impressionnant. Ce n'était pas le premier pour moi, à propos du 11 septembre. J'avais déjà visionné et revisionné les téléfilms consacrés à l' United 93 et à l' American Airlines 11 (celui de Mohammed Atta) qui sont passés sur les chaînes françaises l'année passée. Je craignais revoir les mêmes scènes. Je craignais saturer.

Mais United 93 n'a rien à voir avec tout ce que j'ai vu sur cette journée de l'infamie. Les scènes sont si brutes, si vraies qu'on en a le souffle coupé. Rarement, je dois le dire, je n'ai vu un film qui m'ait fait une telle impression.  Voir le chef de la FAA être estomaqué par l'annonce de l'attaque, être témoin du désarroi de l'officier, abasourdi de voir, en direct, la seconde attaque contre le World Trade Center, est bouleversant. La caméra est pudique sans censurer. Vous voyez tout, ou presque. Et pourtant, vous n'avez jamais l'impression que le réalisateur a cherché à en faire trop. Il montre la réalité. Et c'est cette réalité qui vous choque.

Alors que l'on va fêter les cinq ans de la tragédie, je repense à ce 30 juillet 1999 où je gravissais le World Trade Center et contemplais la vue splendide sur la baie de l'Hudson. Je repense, souvent, à ce 11 septembre 2004, au bord de Ground Zero, où j'écoutais, la gorge serrée, le violon qui miaulait alors que les familles des victimes listaient le nom de leurs proches, d'une voix tremblante. Je revois cet officier de la NYPD de presque deux mètres s'effondrer en larmes devant le panneau "we will never forget", peints aux couleurs américaines, composé des noms des innocents tués ce jour-là. Je revois ces marins et ces militaires, même des bobbys anglais, des militaires allemands, des pompiers italiens, réunis sur le site du drame, venus rendre hommage à leurs frères d'armes. Je revois, ce soir du 11 septembre 2004, les deux lasers jumeaux, faire jaillir vers le ciel, vers Dieu, leurs énormes faisceaux de lumière. Un instant, vous auriez cru voir les deux tours renaître. Une image inoubliable.

Quand je repense à tout ceci, et que je vois tous les jours mes compatriotes reprendre à leur compte les raisonnements de Ben Laden, je me dis que cinq ans à suffi pour réveiller l'Amérique et achever la lâche Europe.

Le 11 septembre ? La journée où la liberté fut attaquée. La journée où le monde sombra dans la Quatrième Guerre mondiale.  La journée où tout se joua. Le lendemain, Chirac déclarait à Bush "je ne crois pas que l'on puisse appeler cela une guerre". L'Europe de Weimar, sous la houlette de la France prenait ses distances avec l'Amérique et ses alliés anglo-saxons.

Nous avons tous vécu cette journée mais seule une partie d'entre nous en a compris la signification. A ce titre, United 93 nous rappelle à tous pourquoi nous combattons.

 

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Dimanche 3 septembre 2006 7 03 /09 /2006 00:00

Nouvelle victoire contre le terrorisme : le numéro 2 d'Al-Quaeda en Irak a été capturé il y a quelques jours, avec tout son état-major, c'est-à-dire près de 11 subordonnés !

Après la mort d' Al-Zarkawi, cette nouvelle annonce démontre les avancées de l'Irak contre le terrorisme. "Al-Quaeda en Irak souffre d'une sérieuse crise de leadership, observe un expert sur Fox News aujourd'hui. Nos troupes ont porté des coups fatals à cette organisation.

Pendant ce temps, en Afghanistan, l'opération "Medusa" a permis aux troupes de la coalition d'éliminer près de 200 talibans et en capturer le même nombre, ce dimanche.

La guerre contre le terrorisme bat son plein, pour sauvegarder notre liberté.

 

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Lundi 4 septembre 2006 1 04 /09 /2006 00:00

Quel triste constat : la France est devenue le principal ennemi intérieur de l'Occident. Aucun pays, en Europe occidental ne fait autant de mal à nos libertés que la France. Rejointe par l'Italie de Prodi et l'Espagne de Zapatero, la France de Chirac met le futur de l'Europe en grave danger de mort. Pas de mort physique, bien sûr. Mais de mort mentale. "Adieu ma France" (Rocher, 2006) a écrit le général Bigeard, déjà .

Comme l'écrit le professeur Millière dans sa dernière chronique, "l’agonie de l’Europe et l’ignominie des gouvernants français sont des faits". Douste-Blazy est allé lissé le turban de Nasrallah au Liban, puis a qualifié l'Iran de Ahmadinejad, celui qui veut "rayer Israël de la carte", de "facteur de stabilité". Peut-on tomber plus bas dans l'obséquiosité, plus bas dans la lâcheté ?

Les médias français reprennent des idées des éditoriaux libanais, égyptiens, marocains, iraniens : vous savez, ceux qui appellent à la négation de la Shoah et à la mort de l'Occident. Au plus grand effroi des grands humanistes d'antan, la terre de Montaigne est (re)devenue totalitaire. Durant la guerre froide, la haine, la désinformation et l'hystérie régnaient. Mais la menace communiste appelait le minimum, le strict minimum, de bon sens. Depuis le 11 septembre, rien ne vas plus dans la république, avec un petit "r" tant elle n'arrive pas à se faire respecter sur son propre territoire.

La France est véritablement la nouvelle république de Weimar : celle qui encourage la montée de l'horreur en croyant l'apaiser parce qu'elle en tremble de frousse. Les rôles sont à nouveau distribués : Weimar est française, de quelle nationalité sera Vichy ?

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Lundi 4 septembre 2006 1 04 /09 /2006 00:00

"La politique belge est sinistre et surréaliste." Voilà, en résumé, les conclusions peu flatteuses d'un article du Wall Street Journal, paru fin août. Pour confirmer ses dires, l'auteur, Bret Stephens, épingle trois situations tant au Nord qu'au Sud du pays.

Il souligne ainsi l'alliance surprenante des socialistes et des musulmans à Bruxelles. Alors que les partis socialistes européens sont connus pour leur attitude anti-cléricale, cette politique n'a plus cours face aux Musulmans en Belgique. En effet, plus de la moitié des parlementaires socialistes bruxellois sont musulmans. Grâce au bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureau, "les repas Halal sont devenus standard dans les écoles de la commune et les policiers ne peuvent ni boire ni manger dans les rues durant le Ramadan", note le quotidien américain.

Bret Stephens pointe aussi le Vlaams Belang qui attire de plus en plus de Juifs, surtout à Anvers, grâce à son discours musclé et hostile aux Musulmans.

Enfin, le Wall Street Journal ne comprend pas pourquoi Jean-Marie De Decker se fait taper sur les doigts pour "incitation à l'hostilité". Sa faute ? Déclarer, suite au meurtre de Joe Van Holsbeek, que "les policiers regardent de l'autre côté pour éviter d'être accusé de racisme." Bret Stephens s'étonne en outre des poursuites à l'encontre de Monsieur Belien _ dont l'épouse est parlementaire du Vlaamse Belang _ alors qu'il décrivait les deux meurtriers de Joe Van Holsbeek comme des "prédateurs".

En attendant, note le journal, les réels fascistes gagnent du terrain et un Imam de Belgique clame que "les ennemis ne peuvent éteindre la flamme de la révolution islamique." Sans oublier que le quotidien Het Volk décrit la commune de Molenbeek comme "un terreau favorable à des milliers de candidats au Jihad". "Mais le gouvernement belge préfère sans doute ne pas remarquer cette situation".

Article signalé par Réseau Jord, merci à Alborg pour me l'avoir fait connaître 

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Mardi 5 septembre 2006 2 05 /09 /2006 00:00

  Cette rubrique donne la parole à des intellectuels, des politiciens ou de simples citoyens qui défendent la liberté à travers le monde. Si vous voulez y écrire, n’hésitez pas en écrivant à drzz7@hotmail.com

 

Natan Sharansky. Ancien dissident soviétique, homme politique en Israël, il a connu le goulag avant d’être libéré sur l’initiative du Président Reagan. Son livre «Plaidoyer pour la démocratie, la puissance de la liberté pour terrasser la tyrannie et la terreur», traduit par les éditions Bourrin en 2006, est devenu un best-seller aux Etats-Unis en 2004. C’est le livre de chevet du Président Bush, qui en a dit : «Si vous voulez un aperçu de mes idées en politique étrangère, lisez Sharansky et son «Plaidoyer pour la démocratie»… Sharansky est un héros. C’est un livre magnifique.»

 

 

Extraits :  

«Je suis confiant que les leaders du monde libre peuvent agir comme une puissant moteur afin de susciter des changements démocratiques. Durant ces dernières années, le Président Bush a visiblement utilisé tous les forums, tous ses représentations publiques,  tous ses discours pour affirmer sa croyance irrévocable que la région (du Moyen Orient) pouvait être libre. Il a argumenté avec conviction qu’il existait un lien inextricable entre la paix et la démocratie, entre la démocratie et la sécurité. Il a également plaidé pour la construction de la démocratie, aussi bien pour le respecte de ceux qui sont privés de ce droit que pour la protection de son propre pays. De l’autre côté de l’Atlantique, le premier ministre britannique Tony Blair a tenu les mêmes propos, et des leaders démocratiques ailleurs ont soutenu les changements en Afghanistan et en Irak.

Cependant, il faut reconstituer ce partenariat unique entre le «camp des droits de l’homme» et celui des «nationalistes», déjà bâti une fois. Pendant la Guerre Froide , des politiciens, des religieux, des organisations humanitaires, des écrivains et des journalistes ont dépassé les barrières idéologiques et partisanes afin lutter contre la tyrannie et aider ceux qui, dans l’URSS, se battaient pour la liberté. Pour gagner la bataille contre les tyrans d’aujourd’hui, nous devons une fois encore faire de nos adversaires politiques des alliés et unir les démocraties du monde dans le même but. Nous devons rétablir la clarté morale, permettre de distinguer le monde de la peur et celui de la liberté, une distinction plus importante que les rivalités dans le monde libre. En ces temps où le monde la peur a déclaré la guerre au monde libre, nous devons dépasser les clivages droite et gauche et repenser à ce qui est Bien ou Mal. (…)  

Le monde libre aujourd’hui ne doit pas compter que les régimes dictatoriaux fassent des réformes d’eux-mêmes. S’il y a des leaders au Moyen-Orient qui pensent démocratiser et libéraliser leur pays, nous devons les supporter. Mais si nous attendons des réformes en négociant avec des leaders non démocratiques, cela n’arrivera jamais. Il faut être prêt, le cas échéant, à passer outre leurs objections.

 

 Nous ne devons pas compter sur l’aide des organisations internationales. La plupart des pays qui ont de l’influence dans ces comités ne sont pas démocratiques. Naturellement, nous ne pouvons pas compter sur des régimes qui emprisonnent leur peuple pour qu’ils supportent la liberté autour du monde.

 

 Je ne crois pas en la fin de l’histoire. La diversité du monde le destine à connaître éternellement la dispute et le conflit. Mais je crois qu’il puisse y avoir une fin à la tyrannie – que nous pourrions exister dans un monde où aucun régime qui enferme ses dissidents ne puisse être toléré. Comme l’esclavage a été presque éradiqué de la face du monde, la tyrannie pourrait devenir un souvenir du passé.»

 Natan Sharansky

 The Case for Democracy, the Power of Freedom to overcome tyranny & terror

 Public Affairs, 2006

 pp. 274-279

   

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 5 septembre 2006 2 05 /09 /2006 00:00

Cette rubrique donne la parole à des intellectuels, des politiciens ou de simples citoyens qui défendent la liberté à travers le monde. Si vous voulez y écrire, n’hésitez pas en écrivant à drzz7@hotmail.com

  

 

 

 

Paul Berman est une figure importante de la gauche américaine, Membre du comité de rédaction de la revue Dissent, il collabore régulièrement à de nombreux magazines comme le New York Times Magazine ou The New Republic. Bien que je partage pas du tout certaines de ses idées, Berman a l’immense mérite de vouloir réveiller l’affligeant parti démocrate ainsi que les gauches du monde entier.

 Extraits des «Habits neufs de la terreur», Hachette, 2004 :

 «Même Hitler et les nazis ont réussi à susciter quelques réactions à demi amicales parmi les esprits les plus embrouillés des démocrates progressistes de gauche. (…) Prenons un exemple curieux : les socialistes français des années 1930. (…) Au cours de la seconde partie des années 1930, ils remportèrent quelques victoires électorales et dirigèrent plusieurs cabinets. Avec Léon Blum, ils réussirent à se donner un leader de premier ordre (..). Il existait pourtant des courants distincts parmi les socialistes français : Blum et ses fidèles ne représentaient pas la totalité du parti. Le courant du secrétaire général, Paul Faure, était presque plus important ; il disposait en tout cas d’un bon nombre de voix à l’Assemblée.

 

   Les deux courants s’affrontaient sur différents sujets, en particulier celui de la guerre. Blum et les siens considéraient Hitler et les nazis avec horreur ; ils pensaient que la France devait leur opposer une résistance sans concessions et se préparer à un conflit. Les paul-fauristes n’aimaient pas d’avantage Hitler ; mais ils gardaient en mémoire la Première Guerre mondiale et la perspective de revivre un tel évènement les faisait frissonner. Ils désiraient ardemment trouver une image de la réalité qui ne peigne pas l’avenir aux couleurs de la guerre. Ils y pensèrent beaucoup. Ils ne voulaient pas réduire l’Allemagne et sa diversité à une image en  noir et blanc, avec le Bien d’un côté et le Mal de l’autre. Ils évoquaient par exemple le tort fait à l’Allemagne par le traité de Versailles, à la fin de la Première Guerre mondiale. Ils observaient que les Allemands qui vivaient dans les pays slaves étaient quelques fois mal traités par leurs voisins. L’Allemagne des années 1930 avait toutes les raisons de se plaindre de ses voisins, le peuple allemand souffrait vraiment, Hitler n’avait pas tort de le dire. (…)

  Les opposants à la guerre voulaient savoir pourquoi : pourquoi le gouvernement français ne montrait-il pas un peu plus souple face aux demandes de Hitler ? Pourquoi n’admettait-il pas la pertinence de certains des problèmes qu’il soulevait ? Pourquoi ne pas chercher des moyens de se concilier le peuple allemand humilié et, par voie de conséquence, les nazis ? Pourquoi ne pas faire tous les efforts possibles, ne négliger aucun moyen pour éviter un nouveau Verdun ?

  En lançant ce genre de débats, les opposants à la guerre ne pensaient pas être lâches ou inconséquents. Au contraire, ils étaient fiers de leurs réflexes pacifistes. Ils se considéraient comme exceptionnellement honnêtes et courageux. Ils sentaient que leur courage et leur intransigeance leur permettaient de regarder au-delà des apparences, pour comprendre ce qui se jouait en profondeur dans les relations internationales. Le danger véritable pour la France , à leurs yeux, ce n’était pas Hitler et les nazis. Le vrai danger venait des bellicistes et des marchands d’armes, en France même, et dans les autres grandes puissances : c’étaient des gens qui avaient tout intérêt à ce que soit déclaré une nouvelle guerre. Le danger venait du bellicisme des dirigeants français, qui, dans leur cupidité et leur égoïsme, risquaient de déclencher un nouveau Verdun. (…)

  Les arguments pacifistes reposaient en bref sur une foi inébranlable dans la rationalité universelle. C’était la vieille naïveté de gauche du XIXe siècle, cet optimisme un peu simplet qui avait semblé voler en éclats avec la Première Guerre mondiale mais qui, indestructible, résonnait encore dans l’imaginaire du XXe siècle. (…) En cohérence avec cette idée, les socialistes regardaient ce qui se passait outre-Rhin et refusaient simplement de croire que ces millions d’Allemands avaient adhéré à un mouvement politique dont les principes conjuguaient théories paranoïaques du complot, haines à glacer le sang, superstitions moyenâgeuses et appel au meurtre. A Auschwitz, les SS disaient : «Ici, il n’y a pas de pourquoi.» Les pacifistes français ne pouvaient pas croire une chose pareille. A leurs yeux, il y avait toujours un pourquoi.

  Hitler et les nazis, il est vrai, tenaient des discours extravagants sur les Juifs, des discours d’un autre âge, dont la haine et la superstition écorchaient les oreilles. Mais les pacifistes français voulaient comprendre leurs ennemis, et non pas simplement les rejeter. Ils voulaient chercher ce qui, dans leurs discours, pouvait être compréhensible, les points sur lesquels tout le monde pouvait s’accorder. C’est ainsi qu’en écoutant les nazis proférer leurs discours les plus extravagants, nos socialistes s’interrogèrent : en y réfléchissant, qu’est-ce que c’était l’antisémitisme ? (…)   

  Les socialistes pacifistes observèrent de plus près les hommes politiques favorables à la guerre. Est-ce que quelques-uns des plus radicaux  - les «faucons» français – n’étaient pas juifs ? (…) Ne devait-on pas reconnaître en France même l’existence d’une question juive, voire d’une menace pour la France  ? (…)

  Malgré la défaite militaire (ndlr de la France en 1940), Blum et ses amis socialistes refusèrent la proposition (ndlr de former le gouvernement de Vichy) avec quelques autres ; ce fut l’occasion d’une rupture dans les rangs socialistes, car Paul Faure et la majorité des autres membres du parti votèrent les pleins pouvoirs à Pétain. (…) Et c’est ainsi que, d’une façon vraiment remarquable, pour certains socialistes pacifistes, la boucle fut bouclée. Ils avaient commencé à défendre les valeurs de gauche et les droits de l’homme, pour terminer par se transformer en promoteurs du fanatisme, de la tyrannie, de la superstition et des tueries. (...)  

 C’était il y a longtemps, dites-vous ? Non : c’était hier.» 

 

Paul Berman

Les habits neufs de la terreur

 Hachette, 2004

 pp. 156-161

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /2006 00:00

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Daniel Pipes est le directeur du Forum du Moyen-Orient (Middle East Forum), l'un des membres de l'Institut américain pour la paix (U.S. Institute of Peace) dépendant du président des États-Unis et un chroniqueur primé du New York Sun et du Jerusalem Post. Son dernier ouvrage, Miniatures: Views of Islamic and Middle Eastern Politics (Transaction Publishers), est sorti de presse à la fin 2003. Son site Internet (version originale anglaise: DanielPipes.org; version française: fr.DanielPipes.org), constitue actuellement la principale source d'informations spécifiques sur le Moyen-Orient et l'Islam. Il contient les archives des articles de Daniel Pipes et gère des listes de diffusion hebdomadaires, dont une en langue française, informant les personnes inscrites des nouvelles publications en ligne.

Adaptation française: Alain Jean-Mairet

En prenant de facto parti pour le Hezbollah dans sa guerre contre Israël, le personne de certaines organisations de presse parmi les plus prestigieuses du monde révèlent par mégarde une profonde transformation intervenant dans la logique de la guerre.

Quelques exemples de ces actions:

  • Reuters. Adnan Hajj, un photographe indépendant travaillant depuis plus de dix ans pour Reuters, falsifia ses prises de vue pour donner une image plus destructrice des attaques israéliennes sur le Liban et une image plus vulnérable des Libanais. Il retoucha des nuages de fumée résultant de l'explosion de manière à les rendre plus épais et plus noirs et fit poser une femme pleurant la perte de sa résidence détruite par les bombes sur trois sites différents. Reuters licencia Hajj et supprima de ses archives 920 de ses photographies. D'autres recherches effectuées par des bloggeurs révélèrent quatre types d'images frauduleuses diffusées par Reuters, toute exagérant l'agressivité israélienne. Les bloggeurs montrèrent même qu'une image de Reuters avait été mise en scène.

  • BBC. Les responsables de l'édition se mirent en quête de témoignages personnels diabolisant Israël avec cette demande postée sur leurs pages d'actualités: «Vivez-vous à Gaza? Avez-vous souffert des incidents qui se sont produits dans la région? Faites-nous part de vos expériences en remplissant le formulaire ci-dessous. Si vous souhaitez nous parler de vive voix, merci d'ajouter vos coordonnées.»

  • CNN. Une présentatrice du programme international, Rosemary Church, suggéra que les forces israéliennes pourraient abattre les roquettes du Hezbollah en vol mais renoncèrent sciemment à le faire lorsqu'elle demanda à un porte-parole israélien: «Pourquoi Israël n'abat pas ces roquettes en plein vol? Ils ont les moyens de le faire.»

  • Washington Post. De même, le journaliste spécialisé dans les affaires militaires Thomas Ricks annonça en diffusion télévisée nationale que des analystes militaires américains, dont il ne précisa pas l'identité, pensent que le gouvernement israélien «laisse intactes des réserves de roquettes du Hezbollah au Liban, car aussi longtemps qu'ils reçoivent des roquettes, leurs opérations au Liban conservent une sorte d'équivalence morale.» Puis d'expliquer que les souffrances de leurs compatriotes leur procurent «une justification morale».

Toutes ces activités médiatiques se fondent sur une perception selon laquelle les pertes subies et l'image de victimisation favorisent la position des protagonistes de la guerre. Les falsifications d'Adnan Hajj, par exemple, visaient à salir l'image d'Israël et ainsi à créer des dissensions internes, à saper la réputation internationale du pays et à générer des pressions sur le gouvernement l'incitant à cesser ses attaques au Liban.

Mais ce phénomène, avec les deux clans faisant étalage de leurs souffrances et de leurs pertes est opposé à l'usage historique voulant que l'on intimide son ennemi en se montrant féroce, implacable et victorieux. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, par exemple, le Ministère américain de l'information de guerre interdit la publication de films ou de photographies montrant des Américains morts durant les deux premières années des combats et n'infléchit cette politique que légèrement ensuite. Ceci alors que son Bureau cinématographique produisait des films tels que «Notre ennemi – le Japonais» montrant des dépouilles de Japonais et des scènes illustrant leurs privations.

Le fait de proclamer ses propres prouesses et de dénigrer celles de l'ennemi a été la norme au cours des millénaires, comme l'attestent les peintures murales égyptiennes, les vases grecs, la poésie arabe, le dessin chinois, les ballades anglaises et le théâtre russe. Pourquoi les combattants (et leurs alliés médiatiques) renversent-ils aujourd'hui cette pratique séculaire et universelle pour minimiser leurs propres réussites et mettre en exergue celles de l'ennemi?

À cause de la puissance sans précédent dont jouissent les États-Unis et leurs alliés. Comme l'historien Paul Kennedy l'expliquait en 2002, «en termes militaires, seul un acteur compte vraiment». En examinant l'histoire passée, il observe que «cette différence de puissance est absolument unique – rien n'a jamais existé de tel. Rien.» Et Israël, tant par lui-même, comme puissance régionale, qu'en tant que proche allié de Washington, jouit d'une prépondérance comparable vis-à-vis du Hezbollah.

Une telle puissance a pour corollaire que lorsque l'Occident affronte le non-Occident, l'issue de la bataille est connu d'avance. Dès lors, les combats revêtent plutôt l'aspect d'une opération policière que d'une campagne militaire traditionnelle. De même que les interventions des forces de police, les guerres modernes sont jugées en fonction de leur légalité, de la durée des hostilités, de la proportionnalité des forces engagées, de la sévérité des pertes et de l'étendue des dommages causés à l'économie et à l'environnement. Ce sont autant de questions discutables, et qui font effectivement l'objet de débats, à tel point que le centre de gravité clausewitzien s'est déplacé des champs de bataille vers les éditoriaux et les présentateurs de télévision. La perception de la guerre a autant d'importance que son déroulement concret.

Cette nouvelle réalité implique que dans des situations telles que celle des États-Unis en Irak ou d'Israël au Liban, les gouvernements doivent désormais considérer les relations publiques comme faisant partie intégrante de leur stratégie. Le Hezbollah s'est adapté à cette nouvelle donne, mais pas les gouvernements en question.

http://fr.danielpipes.org/

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Jeudi 7 septembre 2006 4 07 /09 /2006 00:00

Sarkozy a fait ses comptes : parler de libéralisme économique ne fait pas gagner des voix. 36% des Français y croient, seulement, ce qui est le résultat le plus faible du monde développé et en développement. Dans les têtes, les Français sont derrière les Nigérians au sujet de la compréhension de l'économie libérale.

L'histoire l'a démontré. Le libéralisme permet à une société de croître et rivaliser avec ses concurrents. Le socialisme crée de millions d'assistés et de chômeurs, appauvri le pays et construit deux castes, les fonctionnaires qui se la coulent douce et les travailleurs du privé qui triment. Aucun pays développé ne fait travailler ses fonctionnaires que 35 heures. Aucun pays développé n'oserait le faire, tant cette mesure est clairement suicidaire. Jospin l'a mise en place.

Aucun candidat présidentiable n'oserait, à l'heure où environ un Français sur cinq est dépendant de l'argent des autres ( en chiffres cela donne 4 millions de chômeurs à ajouter aux 8 millions de gens en-dessous du seuil de la pauvreté) refuser la solution libérale pour assurer la survie du pays, rien que sa survie. Cela fait longtemps que les notions de "vie" et "d'ambition" ont été reléguées aux oubliettes.

Lire ici, un article intéressant découvert par hasard sur le net :

Nicolas Sarkozy casse son image de libéral

http://www.letemps.ch/template/international.asp?page=4&article=188464

Sarkozy, qui s'inspire de plus en plus de Chirac, regarde ce qu'emporte le vent et réfléchit en fonction. La France ne sera pas libérale après 2007, elle n'en prendra même pas le chemin. Les méthodes qui l'ont conduite à la semi-ruine seront maintenues jusqu'à la misère la plus complète.

La conclusion est assez claire : dans les années à venir, la France va lentement ressembler au Portugal pour devenir une province du Tiers Monde. Adieu, douce France.

Par drzz - Publié dans : drzz
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